LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO: EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS FORMULEES A L’ENDROIT DU GOUVERNEMENT

Un atelier d’échange sur l’état de mise en œuvre des recommandations du comité contre la torture et celles de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dans le cadre de la lutte contre la torture au Togo, s’est tenu, le mardi 13 juillet à Lomé. Cet atelier, organisé par la CNDH a connu la participation des représentants des Organisations de défense des droits de l’Homme (ODDH) intervenant dans le milieu carcéral et des représentants des médias publics et privés. Cette rencontre est la première d’une série d’échanges et de plaidoyer avec les différents acteurs sur le sujet. Le but du présent atelier est d’apprécier et de recueillir les observations des ODDH sur l’état des lieux de la mise en œuvre desdites recommandations par le gouvernement et de recenser ce qui reste à faire pour une prévention effective de la torture au Togo. Il est question d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ces recommandations et de lui faire des suggestions pour une note excellente lors de son prochain passage devant le comité. Il s’agit d’un bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des recommandations formulées à l’endroit du gouvernement togolais à l’issue de la présentation de son 3ème rapport périodique lors de la 67ème session du comité contre la torture. Ce rapport abordait les mesures prises par le Togo, en vue d’une mise en œuvre effective de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Pour le rapporteur général de la CNDH, Sronvie Yaovi, la lutte contre la torture est un défi  majeur que l’humanité se doit de relever. «Car la torture constitue un outrage intolérable aux victimes et à la dignité humaine. Malgré son interdiction, la torture demeure une pratique répandue à travers le monde », a-t-il précisé. M. Sronvie a rappelé que pour lutter contre ce phénomène, les Nations unies ont adopté le 10 décembre 1984, la Convention contre la torture et proclamé le 26 juin, journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture.

Le président de la sous-commission prévention de la torture, Me Sanvee Ohini Lionel a défini la torture comme étant tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aigües, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne; par un agent de la fonction publique dans le but d’obtenir des renseignements ou des « aveux». A ses dires, il est demandé au Togo, entre autres, de définir clairement le crime de torture dans sa législation pour permettre de poursuivre et de punir les auteurs de ces actes et de fermer sans délai la prison civile de Lomé. OAF/ TJ