LE CJD ET SES ASSOCIATIONS DRESSENT LE BILAN DE LEUR ACTIVITE AUX VICTIMES

Le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD), les associations et organisations affiliées ont fait le bilan de leur tournée de prise de contact avec les victimes des marches de protestation de l’opposition au cours d’une rencontre avec la   presse ce jeudi 14 décembre à Lomé.

La conférence de presse a été animée par le coordonnateur du CJD, Orphé Adom en présence des responsables des autres organisations partenaires. Celui a fait savoir que leur tournée vise à toucher du doigt, les réalités des dégâts causés par les manifestants de l’opposition afin d’apporter le réconfort aux victimes et d’envisager des approches de solutions pour préserver le caractère pacifique des manifestations.

A en croire Monsieur  Adom, leur tournée qui a débuté le jeudi 23 novembre, les a conduits à l’Ecole Primaire Publique d’Haoussa Zongo à Lomé où un bâtiment scolaire a été endommagé par les manifestants, à Baguida et à Bè où des commerces et étalages des femmes ont été saccagés.

A ces endroits, la délégation dit-il, a échangé avec les victimes qui ont expliqué les circonstances dans lesquelles, elles ont été violentées, la nature de ces violences et les pertes subies.

D’après lui, il ressort de l’ensemble des témoignages recueillis que la plupart des violences sont liées aux destructions des commerces, des baraques, aux vols d’argent et aux attaques physiques des personnes.

Monsieur Adom a souligné que cette tournée a été sanctionnée par des prières chrétiennes et musulmanes le vendredi 25 novembre pour le repos des âmes des concitoyens qui ont perdu leur vie dans ces manifestations et un grand meeting de sensibilisation des populations à Lomé.

Il a confié que le CJD et ses partenaires ont déposé le rapport de leur tournée à la présidence de la République et dans les chancelleries. Dans ce document, il est demandé au chef de l’Etat et aux ambassadeurs de prendre des mesures idoines pour amener les leaders de la coalition des 14 partis de l’opposition à surseoir aux manifestations de rue vu qu’un dialogue est annoncé.

Un film documentaire titré « l’autre visage des manifestations de l’opposition togolaise », retraçant ces violences a été présenté à cette occasion aux journalistes et invités.

Monsieur  Adom a laissé entendre que le CJD et ses associations et organisations affiliées ont apporté un soutien financier compris entre 100 et 300.000 FCFA à six victimes à Lomé, après la marche dite « marche de la colère».

 

Il a, avec les responsables des associations et organisations affiliées, salué le travail de la CVJR et du HCRRUN pour l’indemnisation et la prise en charge médicale des victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Ils ont déploré la manipulation des jeunes à des fins de violences et se sont engagés à déposer des plaintes au nom des victimes contre les organisateurs des marches. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *