Entrepreneuriat/ Elom Paul Kpelly nous fait découvrir le café togolais King Café

Le Togo produit du café. C’est connu de tous mais on n’entend pas souvent parler du café transformé sur place. Et pourtant, des entreprises locales transforment sur place le café de qualité cultivé ici. 

Parmi ce lot de café se trouve King Café, une initiative de l’entrepreneur togolais Elom Koami Paul Kpelly qui gagne du terrain. Le café produit par Paul et son équipe est décliné en différentes gammes. Il y a le café moulu, le café au lait, le chocolat au lait, le thé au citron. De nombreuses saveurs ont été introduites afin de permettre à tout le monde de consommer d’autres produits de la gamme.

Le début

Produire du café grâce à sa structure Kpelly Invest Group au Togo n’est qu’une suite logique de ce qu’il faisait en Italie. Cet entrepreneur qui a fait ses études supérieures à l’université de Milan était déjà habitué aux cafés sous diverses formes. Le déclic au Togo c’est le fait d’avoir découvert que les cafés que boivent les Togolais proviennent d’autres pays notamment l’Inde. Paradoxe se dit-il puisque la qualité du café togolais n’est plus à démontrer. C’est un café primé un peu partout dans le monde.

De ce constat est partie l’ambition de produire du café d’abord pour soi puis ensuite pour le public. Ce chemin n’a pas été facile puisqu’il faut d’abord aller connaître les différents endroits où le café est cultivé. « On savait par l‘histoire que le Togo produit du café-cacao. Il a fallu faire apprendre à transformer du café, comment se fait l’approvisionnement, le transport, ente autres », nous raconte Paul Kpelly.

La production et la problématique de l’industrialisation

Pour l’heure, il n’y a que le café moulu qui se fait ici mais le capsulage est assuré à l’extérieur du Togo. Cela revient plus cher avec des coûts supplémentaires. Comme l’explique M. Kpelly, les moyens ne sont pas encore réunis pour tout faire sur place. Néanmoins, la mise en place d’une unité complète de production ne saurait tarder. 

Pour être compétitif aujourd’hui, l’entrepreneur togolais estime qu’une place importante doit être accordée à l’industrialisation. 

Cela signifie que l’on a des coûts plus faibles à travers une production de masse. Avec la crise sanitaire, il est plus que jamais clair que l’industrialisation est une nécessité car les besoins et habitudes des populations sont en constante évolution. 

Un conseil aux entrepreneurs

« C’est en temps de crise qu’il faut investir », affirme M. Kpelly. Ceux qui résistent selon lui auront le terrain libre. L’équation selon lui est simple. Ceux qui vont lâcher leurs activités donneront de la place à ceux qui ont su tenir et investir.

Au-delà de tout, Elom rêve de « bâtir le rêve africain ». Il est temps de croire en l’Afrique et c’est la devise de l’entrepreneur Elom Paul Kpelly.