CONSULTATIONS AFRIQUE-CHINE-USA POUR LA PAIX EN AFRIQUE: LE DIRECTEUR DU TIMBOUCTOU INSTITUTE AFRICAN CENTRE FOR PEACE STUDIES DE DAKAR FAIT L’ETAT DES LIEUX DU TERRORISME EN AFRIQUE

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Le Togo a abrité les 27 et 28 juillet les consultations Afrique-Chine-USA pour la paix en Afrique, en prélude au Sommet extraordinaire sur la Sécurité maritime de l’Union africaine prévu en octobre prochain dans le pays.

Organisée par le Centre Carter des Etats-Unis en collaboration avec le gouvernement du Togo et le Bureau des Nations Unies de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS), la  réunion  de Lomé  a  abordé  la  sécurité maritime et l’économie bleue dans le Golfe de Guinée ainsi que la promotion de la paix dans le Sahel.

A l’issue des  travaux,  le directeur  exécutif  du Timbouctou Institute African Centre for Peace Studies de Dakar, Dr Bakary Sambé  a accordé une interview sur l’état des lieux du terrorisme en Afrique.

Question : Quel est aujourd’hui l’état des lieux du terrorisme en Afrique ?

Réponse : Le terrorisme qui s’est manifesté comme on l’a vu d’abord au nord du Mali, suite à la crise politique et sécuritaire qui a sévi en 2012 dans ce pays s’est répandu. Aujourd’hui, on dirait que suite à l’intervention des Forces Armées Occidentale notamment la France au Nord du Mali, non seulement les groupes terroristes sont encore là, mais ils se sont encore multipliés en faisant un dangereux cap vers le sud. Déjà le centre du Mali a vu l’émergence du mouvement « libération du Macina » mais il faut aussi se rappeler que les pays comme le Burkina-Faso et la Côte d’Ivoire, ont été attaqué à partir du territoire malien qui est devenu une forme « vante mou » qui menace tous les pays voisins. L’autre chose que je voulais  dire,  c’est  la  montée  en  puissance  de  « Boko  Haram »,  malgré  l’intervention  de  la  force multinationale qui à mener l’opération « Arrow » et d’autres opérations sur le bassin du Lac Tchad. On dirait qu’à part l’encerclement de « Boko Haram », il y a aujourd’hui une autre forme de « Monus

Opérandi » qu’on voit dans le mouvement notamment avec les attaques sporadiques sur « Bosso » au Niger, sur « Difa » et dans les îles du Bassin du Lac Tchad sans épargné le Cameroun entre « Garroua et Marroua », donc Boko Haram est devenu une menace régionale.

 La question qui se pose est de savoir estce qu’il y a une solution de sortie avec Boko Haram ? Est-ce qu’on va continuer indéfiniment dans les solutions strictement militaires ou bien à certain moment voir ce qui s’est passé par exemple dans les pays européens  avec « OTA » en Espagne, en l’Irlande du Nord, en Iran et envisagé d’investir dans les ressources cultures africaines de nos jeunes en terme de médiations et de résolutions de conflits ou bien faire  le  choix  de  la  surenchère militaire  sur  le  continent  qui,  à  coup  sûr,  va  encore  exacerber  la radicalisation et le recrutement des groupes. Aujourd’hui, le vrai danger, c’est non seulement l’expansion de  Boko  Haram  dans  le  Bassin  du  Lac  Tchad  mais aussi  une  visée  sur  l’Afrique  Centrale  où  le mouvement tentera de récupérer les conflits locaux suite au changement de sa stratégie avec l’émergence du logisticien du nom de « Banab Lachera » qui a ouvert les couloirs d’approvisionnement en armes vers l’Afrique centrale et jusqu’au Soudan.

Q : Aujourd’hui, est-ce qu’on peut arriver à mettre fin à « Boko Haram ?

Réponse : Oui, toutes les guerres se terminent, mais il n’y a aucune guerre qui s’est déjà terminée sur le champ de bataille, je veux dire que la surenchère sécuritaire-militaire est une des quelques formes pour stopper ces mouvements, mais est-ce qu’il ne faudrait pas réfléchir sur l’autre penchant de la lutte contre le terrorisme qui est le développement, parce que Boko Haram est un mouvement issu des frustrations de mal gouvernance au niveau du Nigéria. Comment pourrait- on arrêter ce mouvement avec seulement les armes ? Ça c’est une grande question qui se pose aujourd’hui et qui pousse le mouvement même vers des actions de désarroi qu’on est en train de noter, c’est tel qu’aujourd’hui, il y a un blocage. Pour en finir avec « Boko Haram », il faut en finir avec les racines du mal qui a prôné Boko Haram et non pas seulement s’arrêter sur les symptômes en s’appuyant sur des solutions militaires sans une réflexion stratégique, une réflexion durable sur l’aspect développement, l’aspect cohésion sociale, l’aspect bonne gouvernance et le fait de redonner espoir à cette jeunesse africaine qui s’interroge.

Question : A la sortie de ces consultations, quelles leçons peut-on retirer de ce processus de paix dans le Sahel.

R : Je crois que ça a été une grande première que deux puissances très importantes comme la Chine et les Etats-Unis d’Amérique sous l’impulsion des Nations-Unies et du Centre Carter essaient de réfléchir sur ce qu’elles peuvent faire ensemble parce que je trouve cela très important, on dit très souvent que le Sahel est un malade avec beaucoup de médecin à son chevet et que personne n’est d’accord sur le diagnostic.

 Là, on vient de voir une initiative constructive entre deux puissances importantes sur le plan économique et militaire qui veulent mettre à profit leur effort conjoint pour régler ce problème là, ça c’est très important, parce que tout ce qui manque dans les différentes stratégies, c’était la coordination, là je crois qu’il y a un effort de coordination, un effort de discussion, mais je crois en définitive, que les Etats-Unis et la Chine peuvent œuvrer ensemble pour la sécurité du Sahel si ces deux Etats adoptent une approche complémentariste. Les Etats-Unis sont très engagés sur le contient avec la présence de leur force, le renforcement des capacités des forces sur l’aspect sécuritaire, ont une valeur ajoutée en Afrique.

Mais la Chine est un pays qui aurait aussi une valeur ajoutée sur l’aspect développement et la coopération Sud-Sud parce que ce pays bénéficie d’un avantage qui est de n’avoir jamais eu dans son passé un rapport de menace avec le continent. Au contraire, la Chine a été dans tous les combats tiers-mondiste et n’a jamais eu de rapport de menace avec les pays africains, ce qui instaure, une confiance de fait qui pourront être mise sur le crédit de la lutte entre terroristes qui devient maintenant un combat mondial pour lequel toutes les puissances, mais tous les pays doivent s’investir.

Q : Est-ce-qu’à la sortie de cette réunion, un consensus s’est dégagé pour toutes les actions à mener ?

R : En tous cas, il y a eu une discussion riche et variée sur différents points et je pense que cet idéal est déjà un bon point de départ qui à coup sûr, s’il y a un suivi de cette réunion, pourrait aboutir à un résultat.

UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR L’AGRESSION PHYSIQUE PERPETREE

CONTRE LE PRESIDENT NATIONAL DU « NID » A VOGAN

Le parti « Le NID » a organisé une conférence de presse, le vendredi 29 juillet à Lomé, suite à l’agression physique perpétrée contre le Président national du parti, Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron et le président fédéral Vo dudit parti Assiobo Koffi Zeus à Vogan.

Dans  une  déclaration  lue  par  le  conseiller  au  bureau  national  du  parti  Amélissessi Hounlessodji, le NID a indiqué que les partis politiques et les regroupements de partis politiques ont le devoir de contribuer à l’éducation politique et civique des citoyens, à la consolidation de la démocratie et à la construction de l’unité nationale.

Selon M. Hounlessodji, la commune de Vogan a initié la perception d’une taxe dite de « sortie » sur chaque produit acheté au marché Gbéké. Cette taxe variable, est perçus à la tête du client et selon le coût du produit acheté par ce dernier. Ainsi, les clients ont déserté le marché Gbéké stratégiquement économique pour la préfecture de Vo, au profit des marchés environnants (Anfoin, Togoville, Badougbé, Tsihonou, etc.).

Ce parti s’est alors fondé sur le principe constitutionnel relatif à la liberté de pensée, d’opinion et d’expression, dans le respect de l’ordre publicet des normes établies par la loi et les règlements pour dénoncer ce fait. « Le maire de la commune de Vogan, M. Atchon Kodjo aurait annoncé une répression contre les responsables du NID », suite à cette annonciation qu’il n’a pas approuvée a révélé le conseiller. Cette répression est intervenue au quartier Adjrégo 2, où deux agents municipaux bien identifiés accompagnés d’un « gros bras » ont agressé le Président national du NID, ainsi que le président fédéral Vo, Assiobo Koffi Zeus, a poursuivi la déclaration.

 Les deux responsables du parti auraient reçu des coups de points, étranglé et reçus des menacés de mort.

Face à cette situation, le Président national du NID a réitéré son souci et celui de ses collaborateurs de contribuer à un développement harmonieux du pays. Pour M. Dosseh-Anyron, le NID ne fait qu’accomplir son devoir civique et citoyen au grand profit des Togolais

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