BILAN DE LA SECURITE ROUTIERE DU 1ER SEMESTRE 2021

 Le 1er semestre 2021 a été plus meurtrier que celui de 2020 sur les routes togolaises, ont affirmé le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, GalYark Damehame et son collègue des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires, Affoh Atcha-Dédji en conférence de presse, ce jeudi 15 juillet à Lomé.

En tout, 346 morts et 4721 blessés, c’est le triste bilan d’un total de 3815 accidents survenus au 1er semestre de l’année 2021, a révélé le ministre Yark. Ces chiffres, a-t-il fait remarquer, sont nettement en hausse comparés aux 241 morts, 3734 blessés et 2627 accidents enregistrés au 1er semestre 2020. Il a précisé que les moyennes mensuelles sont de 636 accidents, 58 morts et 787 blessés. Le patron de la sécurité a chiffré le taux de mortalité routière durant cette période à 4,06 pour 100 mille habitants, contre 3,24 pour 100 mille habitants au 1è semestre 2020. A l’en croire, 4117 engins ont été impliqués dans ces accidents et plus 68 % des victimes sont des motocyclistes. D’après le ministre, cette situation sécuritaire est plus dramatique que celle du 1er semestre 2020. «La différence entre les deux situations montre qu’il y a eu au 1er semestre 2021 +1188 accidents; +105 morts et +987 blessés», a précisé Gal Yark. Au dire du ministre en charge de la Sécurité, face à ce tableau sombre, des activités préventives et répressives ont été menées. S’agissant des activités préventives, il a mentionné des sensibilisations des usagers de la route sur : le code de la route, les causes des accidents de la circulation, la nécessité et la procédure d’obtention du permis de conduire catégorie A. Ces sensibilisations se sont déroulées dans les églises, les mosquées, les établissements scolaires, les marchés et dans les unités des Forces de défense et de sécurité (FDS). A ces activités se sont ajoutées des opérations de délestage instituées par endroit sur certaines routes principales et des tests d’alcoolémie. Durant ces opérations, il y a eu 10786 véhicules surchargés délestés dont 4945 par la section Lomé; 67 613 automobilistes et motocyclistes sensibilisés sur les dangers de la surcharge et la nécessité du respect du code de la route dont 9 655 par la section Lomé. Quant aux tests d’alcoolémie, 9 081 tests ont été réalisés dont 940 positifs. A Lomé, précisément, sur 1 171 effectués 194 se sont révélés positifs. Concernant les activités de répression, elles ont consisté essentiellement aux contrôles routiers. Ainsi, 11 490 usagers ont été verbalisés pour différentes infractions au code de la route dont 3 337 à Lomé. Pour le premier responsable de la sécurité «le bilan du premier semestre 2021 n’est pas du tout bon». Il pointe du doigt la responsabilité des usagers de la route qui adoptent des comportements à risque. Parmi ces comportements, il a cité l’excès de vitesse, la conduite en état d’ébriété ou sous l’influence de substances psychotropes, le non-respect ou l’absence de dispositions de sécurité (casques, ceintures de sécurité, siège-auto pour enfants…). L’usage du téléphone portable et le non-respect du code de la route ont été également relevés. Le ministre a affirmé que ces accidents peuvent être évités si les usagers prennent conscience individuellement et collectivement de la situation en évitant les comportements à risque susmentionnés sur les routes. Pour lui, «un mort en plus sur nos routes est un mort de trop et même des marchandises perdues constituent des pertes pour le propriétaire». Le ministre Affoh Atcha-Dédji a abondé dans le même sens. Il a annoncé pour bientôt une loi pour réglementer le secteur des transports. Pour lui, les sanctions doivent être durcies pour décourager les contrevenants au code de la route. Les deux membres du gouvernement ont, pour finir, félicité les FDS pour leur détermination et leur professionnalisme au profit de la sécurité dans le pays. Ils les ont encouragés à ne pas relâcher dans leurs efforts afin de préserver la sécurité des usagers des routes togolaises. L’état global de la criminalité, les résultats de la lutte contre le trafic illicite des produits pétroliers ont été également abordés lors de cette rencontre. Le ministre Yark est aussi revenu sur les sanctions disciplinaires infligées aux FDS pour violation des règles d’éthique et de déontologie. MEK/BV