4ème COLLOQUE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL DE L’UNIVERSITE DE KARA

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Prof. Majesté Ihou Wateba a ouvert, le lundi 18 octobre à Kara, par visioconférence, les travaux du 4ème colloque scientifique international pluridisciplinaire, axé sur le thème « Consommation locale et valorisation des savoirs endogènes : quelles contributions des universités africaines pour renforcer la résilience des populations face aux crises planétaires ». Organisé par l’Université de Kara en collaboration avec le ministère du Commerce, Des autorités universitaires de Kara, de l’Industrie et de la consommation locale, à la cérémonie d’ouverture ce colloque se tient exclusivement en ligne du 18 au 22 octobre. Il regroupe 777 participants dont 110 femmes, tous enseignants chercheurs, jeunes chercheurs, inventeurs et étudiants issus de plusieurs universités et centres de recherche de 11 pays d’Afrique francophone et anglophone et d’Europe (France et Espagne). Il vise à amener les participants à échanger sur la contribution des universitaires dans le renforcement de la résilience des populations en ces périodes d’incertitude, aux côtés des pouvoirs publics. Il s’agit aussi pour ces scientifiques de proposer des solutions innovantes et durables basées sur l’exploitation et la valorisation des savoirs locaux afin de prévenir et de riposter efficacement contre les crises sanitaires, socio-économiques et politiques. Plusieurs communications et des conférences-débats sont inscrites à l’agenda des travaux qui couvrent la totalité des 7champs disciplinaires de l’Université de Kara. De façon spécifique, ces assises scientifiques vont permettre de faire l’état des lieux de la dynamique du « consommer local » en Afrique, de recenser les stratégies basées sur les savoirs innovants et endogènes favorisant la consommation des produits locaux et enfin de promouvoir la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité dans la prévention des crises suscitées. Une conférence inaugurale sur le thème « Capital de savoir, volontarisme économique et transfert de développement », présentée par le doyen honoraire de la Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société de l’Université de Lomé, Prof. Yaovi Akakpo, a marqué la cérémonie d’ouverture. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a, à l’occasion, félicité les autorités universitaires de Kara pour l’initiative dont le thème cadre avec la vision du gouvernement togolais, celle de valoriser les savoirs endogènes. Prof. Majesté Ihou Wateba a souligné que la crise sanitaire a entrainé un rééquilibrage dans l’ensemble de l’économie mondiale et celle de l’Afrique mais « l’ingéniosité des populations locales a joué un rôle important dans le traitement de l’atténuation des impacts à cours et à long termes de la crise sur l’économie et les sociétés ». Selon le ministre, l’organisation de ce colloque témoigne du souci de l’appropriation par des chercheurs de la mission assignée à l’université en cette crise de COVID-19. Il reste convaincu que de ces échanges pluridisciplinaires sortiront des contributions novatrices pour une meilleure articulation de projets et programmes de développement tenant compte des réalités locales. Pour le président de l’Université de Kara, Prof. Komla Sanda, le thème de ce colloque est totalement en phase avec l’agenda 2063 de l’union africaine sur les questions de développement socio-économique, de promotion de la jeunesse et d’inclusion. « Il convoque toutes les spécialités et les universitaires, chacun dans sa diversité, pour réfléchir et apporter des solutions multidisciplinaires en vue de résoudre ce problème de promotion de développement social et économique de nos sociétés », a-t-il indiqué. Prof. Sanda a invité les panelistes à faire des propositions concrètes pour que les objectifs fixés soient atteints, avant de témoigner sa gratitude au gouvernement togolais pour sa vision de promouvoir un enseignement supérieur de qualité au Togo. Signalons que ce colloque scientifique qui s’organise chaque deux ans, réunit les chercheurs de tout le continent africain et d’ailleurs, autour des thématiques qui touchent généralement au problème épineux de développement en Afrique.  AEM/BA