Togo : Le secrétaire général du ZLECAF rencontre le secteur privé

En visite au Togo, le secrétaire général du ZLECAF, le Sud-africain Wenkele Mene a rencontré des acteurs du secteur privé. Réunis dans l’après-midi du 26 février à Lomé, ils ont pu échanger sur la création de cette zone pour faciliter les échanges commerciaux. Cette rencontre a eu lieu à l’hôtel Sarakawa dans le respect des mesures barrières.
Le secteur privé, étant au cœur de cette nouvelle ambition de l’Afrique, elle a formulé ses inquiétudes. M. Wenkele Mene a salué d’entrée les efforts du gouvernement togolais. Il a félicité les autorités togolaises pour les diverses infrastructures mises en place notamment les routes, le port, l’aéroport, entre autres. Selon ses explications, on ne saurait parler de libre-échange sans évoquer la disponibilité des infrastructures.Il ressort des échanges avec le secteur privé que la ZLECAF est une aubaine pour l’Afrique. 
A travers la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAF), les pays africains veulent améliorer le commerce entre Etats. La mise en œuvre de l’Accord de libre-échange devrait stimuler les échanges commerciaux régionaux entre les pays membres. Tous les 54 États africains sont signataires de premiers bénéficiaires mais seuls 33 l’ont ratifié pour le moment.
 Pour le SG, d’ici la fin de l’année 2021, au moins 44 Etats feront part de leurs ratifications. Il estime que les problèmes du secteur privé sont bien connus et que progressivement, des solutions y seront apportées.
A travers la ZLECAF, une plateforme numérique sera mise en place pour faciliter les échanges de devises sans conversion. Car la multiplicité des monnaies ne fait que compliquer le bon déroulement des activités économiques entre les pays. Sur le long terme, le Secrétaire général pense qu’il faudra créer de la richesse en Afrique puis les réinvestir sans avoir besoin d’emprunter auprès de quelque institution financière que ce soit. 
La ZLECAF est en train d’être mise en place avec des mesures et a besoin du soutien de tous. « Il faut qu’on risque. Je vois le rythme auquel les industries se créent un peu partout. (…) Débarrassons nos frontières de pratiques anormales. Nous pouvons tous dire non à la corruption. Ce non doit être inclusif car nous voulons que notre pays se développe », lance le ministre du commerce, Kodjo Adedzé.
Notons que le Ghana a été choisi en juillet 2019 par les dirigeants africains pour abriter le siège de l’organisme, lors d’un Sommet des chefs d’État de l’UA tenu à Niamey au Niger. Le Togo reste donc ouvert à apporter sa contribution à la réussite de cette initiative. 

af