Togo COVID-19 :PR MOUNEROU SALOU, MEMBRE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE REVIENT SUR LA NECESSITE D’ADHERER AU VACCIN

La lutte contre le coronavirus (COVID-19) passe aussi par la vaccination. Dans le souci d’amener la majorité de la population à se prémunir contre cette pandémie et se faire vacciner, l’Agence togolaise de presse (ATOP) s’est approchée du Pr Mounérou Salou, membre du conseil scientifique lutte contre la COVID-19 qui, dans une interview, est revenu sur la nécessité d’adhérer au vaccin.

Pour le Pr Salou, quand vous voyez un patient « mourir en détresse respiratoire ou mourir étouffé ; se débattre pour mourir ce n’est pas quelque chose de bien ». Il estime que le vaccin est la solution pour la population de se prémunir contre la COVID-19.

Pr Salou relève que le vaccin prévient la survenue de formes graves. « En vaccinant la population on prévient aussi l’émergence de ce que nous appelons mutant c’est-à-dire que le virus mute pour résister aux conditions environnementales donc le mutant qui émerge est plus dangereux que le virus qui part mais en vaccinant on essaie de contrôler tous ces phénomènes », a-t-il précisé.

« Il appartient à la population de faire confiance aux autorités politiques et sanitaires. Si on réfléchit aujourd’hui il y a beaucoup de négationnistes en ce qui concerne la vaccination sur les réseaux sociaux. Malheureusement ces réseaux nous desservent en ce moment ; en réalité avec les experts que le Togo dispose, avec toute la stratégie mise en place pour lutter contre la COVID-19, je mets quiconque au défi de me dire que les autorités politiques et sanitaires laisseront rentrer une goutte d’un vaccin  toxique qui va tuer la population », a-t-il poursuivi.

Pr Salou a souligné que « ce sont les mêmes autorités politiques et sanitaires qui, par les structures mises en place, vous apportait la garantie que ce qu’on vous donne ne vous est pas toxique. De toutes les études qui ont été menées, ce qui est observé dans le cas de COVID-19 n’est pas différent de ce qu’on observe avec les autres vaccins. Mais en même temps pour contrôler tout cela vous allez voir que les sites où la vaccination va être faite connaîtront la présence toute l’équipe médicale pour que lorsqu’il y a un bobo qu’on puisse aider la personne très rapidement ». Il a rassuré la population  que dans le plan qui sera mis en place pour cette vaccination, le nombre des agents qui vont vacciner, les endroits où la vaccination aura lieu sont des paramètres à prendre en compte. Nous savons que c’est quelque chose de nouveau c’est pourquoi toutes les précautions ont été prises. A ce jour le vaccin permet de contrôler la malade. Pour l’instant les recherches continuent mais le premier remède, le premier médicament qui coûte moins cher, accessible dans les pays comme le nôtre c’est le respect des mesures barrières.

Cette campagne de vaccination contre la Covid-19 prévue pour le mois de juin se précise un peu plus au Togo, avec un recensement des bénéficiaires de la première vague du programme.

C’est ainsi que le ministère en charge de la santé a demandé, dans une récente note officielle, aux responsables régionaux et préfectoraux de lancer le dénombrement des premières cibles de la campagne. Cette note, renseigne notamment que, pour ces premières vaccinations, le pays aura recours au vaccin Covid-19 Astrazeneca, récemment autorisé sur le marché européen.

En effet, “la première phase de la vaccination se fera avec le vaccin Astrazeneca, et aura lieu dans les semaines à venir”, a annoncé le ministre de tutelle, Prof Moustafa Mijiyawa.

Elle ciblera le personnel de santé sur toute l’étendue du territoire, et les populations à haut risque (personnes âgées de 50 à 64 ans, personnes de moins de 50 ans ayant des affections chroniques et facteurs de risques, et les détenus, déplacés ou réfugiés), situées dans la région sanitaire du Grand Lomé.

Le Togo s’est vu attribuer, dans le cadre de l’initiative Covax, 636.000 doses de vaccins, prévus pour ce premier semestre 2021.

A la date du 23 février, on dénombre près de 5900 cas cumulés de Covid-19, pour 81 décès, et 789 cas actuellement actifs, selon les chiffres officiels. TD/AJA