PROMOTION DES CARBURANTS A FAIBLE TAUX DE SOUFRE DANS L’ESPACE CEDEAO

Un atelier de sensibilisation et de restitution des recommandations de la rencontre des ministres chargés de l’Energie et de l’Environnement de la CEDEAO du 1er décembre 2016 à Abuja relatif à la promotion des carburants à faible taux en soufre, a regroupé les acteurs impliqués Ce vendredi 23 juin à Lomé, en vue d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre de ces recommandations. 

A l’actif du ministère des Mines et de l’Energie, en partenariat avec le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), cette rencontre a connu la participation des acteurs de la santé, des mines, de l’environnement, des organisations de la société civile et des associations de défense des droits des consommateurs.

L’objectif est d’entretenir les participants sur les recommandations d’Abuja notamment la limitation du taux de soufre des produits pétroliers à 50 parties par million (50 PPM) maximum conformément à la norme AFRI4 à partir du 1er juillet prochain ; l’horizon 2020 pour la mise à jour de toutes les raffineries pour produire les carburants à 50 PPM et l’importation des véhicules propres et adaptés.

Il s’est précisément agi de les amener à élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre de ces recommandations en vue de promouvoir des carburants propres dans les pays de la CEDEAO.

Le conseiller technique du ministère des Mines, Ouro-Akondo Bandifoh représentant son ministre a souligné que le taux de soufre dans les carburants surtout dans le diesel, dépasse largement la norme internationale recommandée citant la publication en septembre dernier du rapport de l’ONG Suisse (Public EYE). Selon ce rapport, la teneur en soufre dans les carburants dans la région ouest africaine varie de 200 à 1000 fois plus élevées que la norme appliquée dans l’espace européen avec une pointe à 3780 PPM.

« Pour sauver la planète du réchauffement, il est important de réduire de façon significative la pollution atmosphérique générée par les trafics aérien, terrestre et maritime. L’objectif de la qualité de l’air ne serait jamais atteint sans une solution intégrée incluant les carburants des véhicules et le contrôle des émissions », a ajouté Monsieur Ouro-Akondo. Il a indiqué que le Togo s’est inscrit dans cette dynamique en soutenant des initiatives qui visent à préserver un environnement sain pour les générations présentes et futures par sa participation aux travaux de la COP 21 à Paris.

Le directeur des Hydrocarbures, Kpenglame Kpassema et la représentante du PNUE, Madame Jane Akumu ont souligné la nécessité de réfléchir sur ces recommandations avec tous les acteurs afin de définir une stratégie à mettre en place pour lutter contre les émissions diverses de pollution de l’atmosphère. Ils ont précisé que l’amélioration du parc automobile et le contrôle des émissions sans oublier la baisse à 50 PPM, permettront de réduire de façon significative les constituants polluants de la dégradation de la couche d’ozone.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *