PROJET PORTANT DÉCRET SUR LES MOUVEMENTS ET MODALITÉS DE GESTION DES DÉCHETS DANGEREUX EN VALIDATION.

 

 

Au terme d’un atelier organisé à Lomé en date  du  vendredi 26 Janvier par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) a vu jour de la validation de  l’avant -projet du décret relatif aux mouvements et aux modalités de gestion des déchets dangereux.

Cet atelier entre dans le cadre du plan d’action volontaire de mise en œuvre de la convention de Bâle sur les mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination.

L’avant-projet ainsi validé loin d’être un outil pour traquer les producteurs de déchets dangereux et les soumettre sous le coup de la loi permettra plutôt, une fois adopté, de promouvoir une bonne gestion des déchets et mieux circoncis les impacts négatifs  éventuels de ces déchets sur l’environnement et la santé des populations.

Dans le souci de redynamiser le partenariat public-privé pour un environnement sain, cet avant-projet servira d’outil de sensibilisation et de formation de tous les acteurs concernés pour une mise en oeuvre efficace et efficiente de la convention en matière de production, d’exportation, d’importation et de transit de déchets dangereux.

Les participants des secteurs public et privé et de la société civile ont pris connaissance du contenu puis formulé des suggestions pour son amélioration bien avant la validation de cet projet de décret.

Monsieur Tokoro Adignon, directeur de cabinet du ministère en charge de l’Environnement, a mis l’ accent sur le fait que face aux grands défis environnementaux, le Togo s’est inscrit dans la dynamique globale de gestion écologiquement rationnelle de l’environnement en signant plusieurs convention de Bâle qui constitue un cadre juridique international de contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination qu’il a ratifié le 2 juillet 2004.

Il fait savoir que la convention couvre 47 catégories de déchets dangereux notamment, les déchets biomédicaux,les déchets de médicaments et produits pharmaceutiques, les déchets contenant des métaux lourds  (plomb, cadmium, mercure, chrome, …), les cyanures, les composés halogénés et les huiles usées. Selon le directeur de cabinet, il est constaté qu’ aujourd’hui  cette convention connaît une mise en œuvre timide,dans le pays faute de textes réglementaires surtout ce qui concerne ses articles 4, 6 et 13 relatifs respectivement aux obligations générales, à la notification et à la communication au secrétariat de la convention, des informations sur la gestion des déchets dangereux et autres déchets.

L’adoption de cet avant-projet de décret permettra de rendre plus opérationnel la convention pour rendre effective le droit à un environnement sain à en croire Monsieur Tokoro Adignon.

A.nadjere

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *