POLITIQUE: LE 2E JOUR DE LA MARCHE PACIFIQUE DE L’OPPOSITION SOLDE PAR DES AFFRONTEMENTS AVEC LES FORCES DE SECURITE A LOME

 Plusieurs milliers de militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition togolaise réunis dans le CAP-2015, le Groupe des six, le Parti National Panafricain (PNP) et Santé du Peuple sont encore sortis dans les rues, le jeudi 7 septembre à Lomé, à l’appel de leurs leaders pour une marche pacifique qui a chuté à Dékon pour un sit-in.

La manifestation soutenue par d’autres formations politiques d’opposition, s’est soldée tard dans la nuit par des affrontements entre les forces de l’ordre et de sécurité et les  manifestants qui refusaient de libérer des lieux en brûlant des pneus et barricadant les voies publiques dans les quartiers Bè, Colombe de la paix et

Dékon avec des bois morts, des cailloux, des briques et des pavés.

A travers cette descente massive dans les artères de la capitale, les militants et sympathisants de ces différents partis entendent exprimer leur ras-le-bol et exiger entre autres le retour à la constitution de 1992, la limitation du mandat présidentiel, le scrutin à deux tours, le vote de la diaspora et parfois « le départ de M. Faure Gnassingbé du pouvoir ».

Partis toujours d’Atikoumé, Doumasséssé et de Bè Gakpoto en passant par la Colombe de la paix, le point de chute initialement prévu au bas fond du collège Saint Joseph a été subitement transféré à Dékon où les partis d’opposition et leurs partisans tous déterminés, banderoles et pancartes à la main, au son des fanfares, chants et slogans, ont décidé de faire un sit-in et mettre le cap sur Lomé II pour, selon eux, « chasser Faure Gnassingbé du pouvoir » et « libérer le peuple togolais qui n’a que trop souffert sous le régime RPT/UNIR ». La veille, le chef de fil de l’opposition Jean Pierre Fabre avait exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation et à la réussite de cette marche qui témoigne de la maturité et la détermination du peuple à se « libérer du joug du régime cinquantenaire RPT/UNIR ». « C’est pour obtenir les reformes, mais vous savez, quand nous parlons de reformes, si on synthétise, on parle du retour à la constitution de 1992 », a-t-il ajouté.

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