L’invité de l’ONG AJVSME: Ambroise Elom Kokou BAYITA Directeur exécutif

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Ambroise Elom Kokou BAYITA est le Directeur exécutif de l’ONG AJVSME (Association des Jeunes Volontaires au Services du Monde Environnemental). Il a de l’expérience dans son domaine. Lomebougeinfo s’est intéressé aux actions de son ONG. Il fait une analyse pointue sur les réalités du réchauffement climatique et thématiques associées. Interview ! 

• Quel impact l’émission de CO2 A-t-il sur les mers et les océans ?

D’abord, il faut comprendre que l’acidification (due au changement climatique), est une menace pour des milliers d’espèces en général et ceux des océans en particulier.  L’augmentation du CO2 dans l’océan a une conséquence dont on commence seulement à mesurer les effets : elle rend les eaux plus acides. En 250 ans, le pH moyen de l’eau (l’unité de mesure de l’acidité) est passé de 8,2 à 8,1.8 juin 2017.

• Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan Arctique ?

Le changement climatique rendra plus difficile l’accès aux ressources naturelles de l’Arctique telles que la faune – dont les baleines, les phoques, les oiseaux et le poisson vendu sur les marchés mondiaux – ainsi que le pétrole, le gaz naturel et les réserves minières

Le changement climatique implique-t-il une hausse globale ou une plus grande variabilité des températures ?

Le sixième rapport du GIEC de 2021 constate que «des changements largement répandus et rapides se sont manifestés dans l’atmosphère, l’océan, la cryosphère et la biosphère». Les conséquences directes du changement climatique provoqué par l’activité humaine sont les suivantes : hausse des températures maximales.

Quelles sont les menaces pesant sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ?

D’abord il faut savoir que les facteurs pesant sur l’agriculture et l’insécurité alimentaire sont multiples. Les conflits, les changements climatiques, le manque d’accès à l’eau potable, la pauvreté liée aux chocs économiques et aux inégalités sont autant d’éléments qui peuvent entraîner la malnutrition dans des populations vulnérables.

Par conséquent, l’insécurité alimentaire que nous observons aujourd’hui, outre qu’elle contribue à la dénutrition, favorise l’excès pondéral et l’obésité, ce qui explique en partie la coexistence de ces différentes formes de malnutrition dans de nombreux pays.

Les énergies fossiles doivent-elles disparaître à court terme de nos mix énergétiques ?

Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) synonyme d’énergie non renouvelable restent indispensables pour assurer les transports, la production d’électricité, le chauffage, le fonctionnement des usines… Mais elles sont la cause principale des émissions de CO2 et leurs réserves, même si elles sont encore vastes, ne sont pas inépuisables, contrairement aux énergies renouvelables. 

Les énergies fossiles représentent aujourd’hui plus des trois quarts de la consommation mondiale d’énergie primaire, dans les transports, l’industrie et l’habitat. Elles sont également largement majoritaires (plus des deux tiers) dans la production de l’électricité, malgré la progression continue de la part des énergies renouvelables. Cette position dominante devrait se maintenir pendant plusieurs décennies; donc dans le long terme.

Quelle est ta position sur l’utilisation de l’énergie nucléaire ?

Pour commencer, nous devrons comprendre que selon certains calculs, une centrale nucléaire produit 3 fois moins d’énergie grise qu’un panneau photovoltaïque. MAIS, ce calcul ne prend pas compte des déchets radioactifs bien connus du nucléaire, car ils n’impactent pas le climat. Ce calcul est donc du bullshit. Plus loin, nous devrons avoir à l’esprit les déchets nucléaires, particulièrement le transport et le stockage des combustibles usés. Les déchets radioactifs sont nocifs pour l’environnement ainsi que pour la santé de la population. A la lecture de ce qui précède, il faut noter que les énergies nucléaires sont bonnes à utiliser si des moyens sont possibles pour réduire la nuisance de ces déchets radioactifs.

ACTIONS EN VUE

Dans les actions à venir, nous allons mettre l’accent sur :

• La production des pépinières, le reboisement des espèces endogènes (en disparition) et étrangers (importés), l’enrichissement des forêts et la restauration des écosystèmes ;

• La formation des femmes à la sensibilisation, commercialisation et à la fabrication des foyers améliorés ;

• Le développement des activités socioculturelles, pédagogiques et éducatives avec les apprenant(e)s, les jeunes et les femmes sur les thématiques diverses ;

• La promotion des valeurs de tolérance, du vivre ensemble, de cohésion sociale, de lutte contre l’extrémisme violent avec les jeunes et surtout dans les zones vulnérables ;

• L’orientation et la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes avec l’accent sur les initiatives agroalimentaires.

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