LES DIFFERENTS ACTEURS DE LA FILIERE EN REFLEXION SUR LA PROBLEMATIQUE DE LA RELANCE DE LA PRODUCTIVITE.

 

 

Kpalimé,  Les acteurs de la filière du coton, notamment ceux de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), de la Fédération Nationale des Groupements de

Producteurs de Coton (FNGPC) et de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) s’est retrouvés du 6 au 8 mars à Kpalimé pour échanger sur la problématique de la relance de la productivité du coton au cours d’un atelier.

Initiée par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), cette rencontre a permis d’identifier et de comprendre toutes les contraintes qui limitent l’évolution des rendements au champ en culture cotonnière et de définir la meilleure stratégie pour l’amélioration de la productivité. Il s’est agi de faire le rapport entre le bilan minéral des bassins cotonniers et les formules d’engrais utilisés ou existants dans le pays en rapport avec les recommandations des organisations régionales ; d’observer les contraintes qui limitent l’utilisation de la matière organique au champ et de définir les stratégies de sa vulgarisation.

Les participants ont exploré les nouvelles perspectives d’utilisation des bio fertilisants ; examiné la question de la variété de coton utilisée et celle de la qualité de la semence ; discuté de la qualité des intrants utilisés dans la production cotonnière et évalué la contribution de l’utilisation des magasins UGPC pour l’appui à la production cotonnière. Les acteurs ont aussi passé en revue la situation des rendements au champ sur les dix dernières années ; au périmètre ; aux points d’appui ; la fertilité des sols et la fertilisation pratiquée au Togo ; la variété du coton et la qualité des semences ; les itinéraires techniques vulgarisés, la perception des producteurs sur les itinéraires ; les attaques des organes fructifères du cotonnier.

Les participants ont aussi revu l’itinéraire technique qui passe par la densité, le dosage des intrants, celui des engrais par unité superficie et surtout le traitement phytosanitaire en lien avec tous les changements climatiques. Ils ont échangé sur les différentes stratégies devant leur permettre d’améliorer le système d’acquisition des intrants et celui de production des semences afin d’impulser la productivité qui relancera la production.

Toutes ces présentations ont été suivies de débat afin de répondre à la problématique, identifier les approches de solutions et de proposer les stratégies de mise en œuvre.

En termes de mesures prises pour booster le secteur, les techniciens de l’ITRA ont proposé que s’il faut aller à une tonne et au-delà, l’une des premières actions à entreprendre en dehors de tout ce qui est itinéraire technique, c’est d’amener la matière organique au sol plus la dose d’engrais chimique recommandée. Ils ont ajouté que le problème de rendement ne pourra être réglé que si le paysan a semé à la bonne date, fait la bonne densité, l’entretien de façon optimale, s’il a fait les 5 ou 6 traitements recommandés selon la zone agro écologique, fait les récoltes échelonnées pour conserver la qualité. En dehors de tout ce qui précède, ce qui reste à faire, est d’améliorer la matière organique.

Pour le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Koutera Noël Bataka, il faudra œuvrer ensemble pour améliorer la prochaine productivité de la filière cotonnière afin de parfaire sa contribution à la création la richesse nationale des populations et surtout pour impacter les conditions de vie des personnes qui travaillent au sein de la filière. « Aujourd’hui la réflexion est d’aller vers de nouveaux paradigmes et parmi les innovations que le chef de l’Etat a mis en place, figure en bonne place pour le secteur agricole, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) pour répondre à trois préoccupations », a souligné le ministre. Il a rappelé que le mécanisme leur est proposé aujourd’hui comme instrument privilégié à utiliser pour améliorer les rendements au niveau de la filière. Le ministre les a invités à appliquer les différentes mesures retenues afin que d’ici 2022, le cotonculteur togolais soit parmi les personnes les plus fortunées du pays.

Le directeur général de la NSCT, Nanfamé Nana a fait savoir que grâce aux dispositions spécifiques prises ces dernières années, les producteurs s’intéressent davantage à la culture du coton au point que les superficies atteignent les 180.000 tonnes hectares.

Le président du Conseil d’Administration de la FNGPC, Yosso Hodabalo a invité les cotonculteurs au respect des mesures prises afin de booster la production pour l’atteinte des 200.000 tonnes d’ici 2022.

 

 

 

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