L’ANIAC-TOGO DRESSE SON BILAN APRES 3 ANS DE VIE.

 

L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo) a organisé un point de presse le vendredi 14 décembre à son siège pour faire le point des activités réalisées après ses trois années d’existence et définir les perspectives d’avenir.

Ce point de presse a permis aux premiers responsables de l’ANIAC-Togo d’informer le public des activités menées par l’institution, ses missions, son engagement au profit du bien-être socio-économique des populations ainsi que ses actions de préservation du milieu national. Il s’est aussi agi de définir les perspectives d’avenir afin de permettre à cette institution d’atteindre ses objectifs Pour le directeur de l’ANIAC-Togo, Pr. Boyodé Pakoupati, son institution a réalisé en collaboration avec les acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques, une base de données sur les installations utilisant les produits chimiques ; une sensibilisation sur les effets désastreux des produits chimiques et le renforcement des capacités des acteurs œuvrant dans le secteur de la chimie et du cadre législatif en matière de gestion de ces produits dangereux.

Selon Pr. Boyodé, pour mettre en place la base de données, l’ANIAC a visité l’Institut national d’hygiène, le laboratoire de chimie du ministère des Mines et de l’Energie, la direction de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) et la direction technique de Lomé container terminal. Elle a visité aussi les laboratoires de l’Université de Lomé, à savoir les Facultés des sciences (FDS), l’Ecole supérieure de l’agriculture (ESA), l’Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) et l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs (ENSI).

« L’ANIAC a sillonné les six grandes régions du Togo afin de sensibiliser les populations à la base sur les effets désastreux des produits chimiques et les mesures de protection et de prévention. Cette tournée a permis à l’institution d’échanger avec plus de 500 personnes sur les risques liés à l’utilisation des produits chimiques dans les domaines de l’agriculture, de la santé, la recherche, les ménages, les cosmétiques et la construction », a dit le président. Il a signifié que deux ateliers ont été également organisés à l’intention des acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques ceci afin de les outiller sur les obligations de la convention sur les armes chimiques. M. Boyodé a rappelé que le secrétariat technique de l’ANIAC initie des formations à l’intention des Togolais pour l’interdiction des armes chimiques. Elle s’est engagé, dit-il, dans le programme de tutorat avec le Maroc qui lui permet aujourd’hui de disposer d’une expertise en matière d’élaboration des plans de protection chimique dans une vision globale de sécurité et de sûreté des produits chimiques.

L’orateur a souligné que par rapport aux dangers liés aux produits chimiques, il est impérieux que le Togo dispose d’une loi qui régule toutes les activités liées aux produits chimiques. « L’ANIAC vient de valider l’avant-projet de loi portant interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et leur destruction. Cette loi constituera la base juridique en complément au code pénal pour une meilleure harmonisation et une coordination de toutes les activités liées aux produits chimiques », a-t-il souligné.

Il a dit compter sur les appuis multiformes des partenaires techniques et financiers dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale du Togo sur la gestion des produits chimiques.

Répondant aux obligations de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), le gouvernement togolais a créée l’ANIAC-Togo le 4 novembre 2015 par décret N°2015-082/PR. Elle est une structure nationale qui vise à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité internationales en contribuant ainsi au désarmement général, complet et au développement économique mondial. Sa mission est notamment de veiller à l’application stricte de la convention par toute personne physique ou morale se trouvant sous juridiction ou sous contrôle de l’Etat togolais ; coordonner les actions des différents départements ministériels allant dans le sens de la mise en œuvre de la convention.

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