L’accord post-Brexit est aussi une bonne nouvelle pour la Suisse

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont finalisé jeudi les contours de leurs relations commerciales post-Brexit. Bien que Berne ait déjà signé ses propres accords avec Londres, cette issue reste plus avantageuse aussi pour la Confédération.

L’accord devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2021, mais les Etats membres de l’UE doivent encore donner leur feu vert. Et comme il ne reste plus assez de temps au Parlement de l’UE pour le ratifier, l’accord ne pourra entrer en vigueur que provisoirement.

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Grâce à plusieurs accords bilatéraux signés avec le Royaume-Uni, la Suisse s’est aussi bien préparée que possible pour la sortie britannique de l’UE le 31 décembre – y compris en cas de « no deal ». Berne et Londres se sont entendus dans les domaines du transport routier et aérien, des assurances, de la migration et du commerce. Ces accords devraient entrer en vigueur dès le 1er janvier.

Mi-décembre, un accord sur la mobilité des fournisseurs de services entre la Suisse et le Royaume-Uni a également été trouvé. Indépendamment du Brexit, la question de la coopération policière afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme a aussi été réglée récemment.

Points en suspens dans le commerce

La coordination de la sécurité sociale, elle, n’a pas encore été réglée. Des discussions avec le Royaume-Uni sont en cours, indique le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Des points restent également à régler pour le commerce, même si l’accord commercial négocié avec Londres permet la reprise, pour l’essentiel, des accords passés entre la Suisse et l’UE dans ce domaine.

Discussions encore en cours

Des discussions sur un accord dans le secteur des services financiers sont actuellement en cours, selon une « déclaration commune » signée fin juin par le conseiller fédéral en charge des Finances Ueli Maurer et son homologue britannique Rishi Sunak. Un bilan intermédiaire est prévu sous peu.

Les deux pays ont également convenu de renforcer leurs relations après le Brexit. « Il existe un intérêt mutuel à approfondir les relations économiques et commerciales sur le long terme », indique la fiche d’information du DFAE. Une collaboration plus étroite dans le domaine de l’éducation et de la recherche devrait également être intéressante pour les deux pays.

ats/oang