La CNDH Togo opte pour la formation continue sur les questions de torture et de détention provisoire

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) organise avec ses partenaires une rencontre sur les mécanismes de prévention de la torture. Les membres et personnel de la CNDH se penchent sur les moyens à mettre en œuvre pour réduire la torture et les mauvais traitements en détention provisoire.

Un atelier de formation portant sur le thème : « réduction de l’usage excessif de la détention provisoire » est en cours à Lomé. Il a commencé ce mardi 23 et prendra fin le jeudi 25 novembre prochain.

Sanvee Ohini Kwao, vice-président de la CNDH a expliqué la détention provisoire comme étant le fait d’incarcérer un citoyen en conflit avec la loi en attendant qu’il soit fixé sur son sort. Ces situations de détention arrivent selon les affaires et charges retenues contre une personne.

Il arrive que de nombreuses personnes se retrouvent en prison le temps de passer devant un juge. Généralement, la procédure dure. Pour cela, une accélération du travail de la justice doit se faire.

C’est pour cela que les membres de la CNDH mise sur la formation, la sensibilisation afin de mieux faire leur travail. Ils comptent à leurs niveaux faire le nécessaire pour que la détention préventive se solde le plus tôt par un jugement. Sur les personnes détenues en 2020, plus de 60% n’avaient pas connaissance de leurs sorts et donc n’étaient pas encore passées devant les juges. Ils étaient donc en situation de détention provisoire.

Notons que la formation encore est rendue possible grâce à l’appui des partenaires comme l’Association pour la Prévention de la Torture (APT) et le fonds spécial protocole facultatif à la convention contre la torture (OPCAT).