KÉRAN : LES CHEFS TRADITIONNELS DE LA PREFECTURE SENSIBILISENT SUR LA NON-VIOLENCE ET LA COVID-19

Kantè, Les députés, Mme Agbandao Kounon et N’Kéré Komi et le directeur général de la SAFER, Outchantchan Awima, cadres natifs de la préfecture de la Kéran ont respectivement bouclé, le mercredi 15 juillet, dans les cantons de Hélota, Ossacré et Atalotè dans la commune Kéran 2, la tournée de sensibilisation sur la non-violence et le respect des gestes barrières contre la Covid-19 dans les chefs-lieux des 9 cantons de la préfecture.

Cette tournée a démarré le 13 juillet dans les cantons d’Akpontè, Pessidè et Kantè dans la commune Kéran 1 et s’est poursuivie le lendemain dans les cantons de Koutougou, Warengo et Nadoba de la commune Kéran 3. Elle a également connu la participation des juges qui restent les premiers acteurs dans la gestion de tout conflit. Ce périple a permis d’échanger avec les chefs de cantons, de villages et de quartiers sur la nécessité de proscrire la violence sous toutes ses formes dans la préfecture. Les trois orateurs ont invité les garants des us et coutumes à apporter à leurs populations à la base, des messages de paix et de tolérance et les appeler au respect scrupuleux des mesures barrières contre la Covid-19.

Selon Mme Agbandao Kounon et N’Kéré Komi et le directeur général de la SAFER,

Outchantchan Awima, la recrudescence de la violence dans la préfecture devient inquiétante.

« Il est donc urgent d’entretenir d’abord les chefs traditionnels et ensuite les populations à la base dans les jours à venir, sur le règlement pacifique des malentendus en prônant le dialogue et en adoptant des comportements civiques pour un meilleur vivre ensemble », ont-ils dit . Les intervenants ont convié les chefs traditionnels à demander à leurs communautés de toujours faire recours aux institutions compétentes, notamment, la chefferie traditionnelle, la préfecture, la police, la gendarmerie, la justice pour la gestion des conflits.

« Nous devons appuyer cette initiative afin d’informer les populations à recourir aux institutions compétentes dans la gestion de tout différend, car la violence est une infraction à la loi du moment où elle cause des dommages », a confié le chargé des fonctions de procureur près de la préfecture de la Kéran, Languebande Kérime. Il a ajouté que nul n’a le droit de se rendre justice et personne n’est au-dessus de la loi.

Des séances de sensibilisation sur le respect des gestes barrières contre la maladie à coronavirus ont également marqué cette tournée. Il s’agit notamment du port obligatoire de masque, du lavage régulier des mains, de tousser entre le creux du coude, de respecter la distanciation sanitaire.

 PAP/AAA