JOURNEE INTERNATIONAE DE LA FEMME : L’AFPAL ET LA SYFCAP PRONENT DES DROITS D’ICI A 2030

L’Amicale des  Femmes  Du  Port  Autonome  de  Lomé (AFPAL) et la  Synergie des  Femmes Cadres du Port Autonome de Lomé (SYFCAP)ont organisé ce vendredi 11 mars à lomé, une conférence-débat sur le thème « droits égaux et opportunités égales pour un Togo émergent d’ici à 2030 » Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la célébration du 8 mars, journée internationale de la femme. Il s’agit pour les deux organisations féminines  d’interpeller  à travers ce thème  les hommes et les femmes politiques, administratifs, publics, privés, militaires et civils à prendre davantage conscience de la persistance des inégalités entre femmes et hommes et d’accélérer l’agenda 2030 des engagements pour surmonter les obstacles qui empêchent les femmes à développer leurs potentialités.

La conférence a été animée par Mme Phanie Wilson, membre du conseil d’administration du Groupe  Femme  Démocratie  et  Développement  (GF2D).  L’oratrice  a  déploré  les  multiples occupations qu’exercent les femmes au quotidien. Pour Madame Wilson, c’est les femmes qui font la cuisine, entretiennent les enfants et leurs époux, lavent le linge, font la plonge et restent au chevet des membres de la famille malades.

Aussi, a-t-elle dit, pendant que les filles abandonnent leurs cahiers pour s’atteler aux travaux ménagers, les garçons se reposent ou révisent leurs leçons. Pour remédier à cette injustice, elle a plaidé pour une révision de cette situation par la soumission dès l’éducation familiale et scolaire de base, les deux sexes aux mêmes épreuves afin de donner les mêmes chances de réussite à tous.

L’intervenante a également déploré le fait que bien que les femmes occupent plus de 50% de la population mondiale,  plus de la moitié est analphabète par ce qu’elles n’ont  pas accès à l’éducation scolaire de base.

 Pire encore a-t-elle martelé, celles qui sont scolarisées n’atteignent malheureusement pas le niveau requis à cause des pesanteurs socioéconomiques, allusion faite aux grossesses et aux mariages précoces, à la déscolarisation et à la déperdition scolaire.

La conférencière a aussi dénoncé la faible représentativité des femmes dans les instances de prise de décision, le harcèlement sexuel et la discrimination sur les lieux du travail, puis demandé l’application du principe « à diplôme égal salaire égal ». Elle a aussi fustigé l’égoïsme de certaines femmes qui, une fois bien placées refusent de partager leur expérience avec les autres. Madame Wilson a exhorté ses consœurs au travail bien fait et au militantisme pour s’imposer face aux hommes.

Au cours des débats, les femmes ont à l’unisson demandé à la direction du Port Autonome Lomé (PAL) de respecter le principe de parité dans la nomination à des postes de responsabilité.

Dans sa réponse, le représentant du directeur général du PAL, Monsieur Jérôme Kokou a attiré leur attention sur le fait que, s’il y a des postes à pourvoir et que les candidats les mieux placés sont uniquement des femmes, le PAL ne sera dirigé rien que par des femmes. Il leur a alors demandé de se remettre à niveau pour mériter la place qui, naturellement leur revient.

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