Interview du Professeur koffi Sodokin coordonnateur du Projet « Cité Mokpokpo »

Dans le but de favoriser un développement inclusif par l’accès à l’habitat pour toutes les catégories sociales de notre pays, le gouvernement a signé avec les banques partenaires une convention, le 23 janvier dernier. Ceci pour la réalisation de la première phase du projet pilote de construction des logements sociaux. Notre rédaction a accordé une interview au coordonnateur du projet. Lisez plutôt.   

Bonjour Professeur

Bonjour

Parlez-nous du projet Mokpokpo

Le projet « Mokpokpo » consiste à construire 540 logements sociaux pour les fonctionnaires de l’Etat dans le quartier Adidogomé banlieue Nord-Ouest de Lomé. Ceci rentre dans le souci du Président de la République et de l’Etat togolais de mieux redistribuer la richesse nationale et d’offrir un cadre d’habitation décent à des fonctionnaires qui n’ont pas de moyen pour s’acheter ou construire une maison.

 

Pourquoi c’est maintenant que le gouvernement a décidé d’exécuter ce projet ?

La problématique de tout Gouvernement et de son premier responsable est le respect des engagements pris vis-à-vis des populations. C’est ce que le Gouvernement Togolais continue de faire au regard des engagements pris dans la stratégie de croissance accélérée de promotion de l’emploi. La période électorale peut prêter à des amalgames mais il faut préciser que c’est un projet qu’on a initié  depuis  deux ans à travers les études pour s’assurer du diagnostic, paramétrer le projet pilote et produire les documents d’appels d’offre et sélectionner des promoteurs pour nous aider à construire ces logements. Ce qui a été fait à travers un appel d’offre internationale. Il importe de retenir avant tout que c’est la volonté de mieux redistribuer la richesse au niveau national qui a motivé l’implication, fort utile de l’Etat dans ce secteur des logements. Aussi quand  on parle de logement sociaux cela veut dire que le gouvernement à acheter un terrain qu’il a mis gracieusement à la disposition d’un promoteur  et que les gens vont acheter les logements construits sans compter le prix du terrain.

Qu’est ce qui va être fait concrètement au cours de cette phase pilote ?

Au cours de cette phase pilote on va construire approximatives 1000 logements dont une première tranche de 540 sera livrée au bout de deux ans et demi. C’est des logements qui seront destinés à des fonctionnaires qui ne gagnent pas plus de 200.000 francs par mois.

Comment le choix est porté sur ces entreprises de construction ?

C’est un processus d’appel d’offre international que nous, avons initié.

Et c’est le groupement SIPIM et ABBRI 2000 qui a été retenu en toute transparence.

Quelles sont vos sources de financement du projet.

C’est un financement que nous avons structuré à travers une convention avec trois banques de la place (la BIA, ORABANK et la Banque Atlantique). Il est prévu que les banques puissent financer le promoteur déjà pour la construction à hauteur de 7 milliards de francs CFA mais également financer les acquéreurs ; c’est-à-dire que quelqu’un qui veut s’acheter un logement de 8 millions a la possibilité de s’adresser aux trois banques qui font partie de la convention pour obtenir un prêt sur 15 ou 20 ans à un taux très attractif, le plus bas du marché.

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