COMMUNIQUE DE L’URATEL SUR LA MENACE DE SUSPENSION DE CERTAINS ORGANES DE MEDIA

L’Union des Radios et Télévisions Libres (URATEL) suit avec attention et inquiétude les menaces de fermeture de certaines radios et télévisions par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

Tout en comprenant les prérogatives et missions de la HAAC de faire respecter les obligations légales dans l’attribution des fréquences aux medias audiovisuels, l’URATEL en appelle à l’institution de régulation des medias pour une souplesse dans la gestion de cette situation.

L’URATEL demande par la même occasion aux medias consœurs de travailler avec bonne foi à la régularisation de leur situation vis-à-vis de la HAAC.

Pour ce qui est du cas spécifique de LCF et de CITY FM, l’URATEL fait observer que ces deux medias font partie intégrante du paysage médiatique togolais depuis une dizaine d’années. LCF et CITY FM émettent sur des fréquences dont l’attribution et la gestion relèvent des prérogatives exclusives de la HAAC par le biais de l’ARTP.

LCF et CITY s’acquittent régulièrement du paiement des redevances sur les ondes.

LCF et CITY FM bénéficient en retour chaque année de l’attribution de l’aide de l’Etat à la presse sous l’égide de la HAAC. Ce qui ne saurait se faire si ces deux medias n’étaient pas connurent de la HAAC.

LCF et CITY FM affirment que, suite à des interpellations antérieures, ils avaient déjà soumis en 2012 et en 2015 des dossiers de régularisation de leur situation, dossiers demeurés sans réponse de la part de la HAAC jusqu’à ce jour.

Au vu de ce qui précède, l’URATEL demande à la HAAC d’une part, à LCF et CITY FM d’autre part de trouver le moyen de s’accorder sur la régularisation de la situation des deux medias.

L’URATEL espère que la HAAC ne s’aventurerait pas à suspendre, voire fermer LCF et CITY FM. Si de telles mesures advenaient, ce s’apparenterait à des sanctions arbitraires dont les motifs seraient recherchés ailleurs. Ce serait surtout l’expression d’une certaine volonté de restriction de la liberté d’expression dans notre pays. La HAAC serait ainsi coupable d’une mesure qui ferait régresser l’avancée démocratique et assombrir l’image et porter un coup à la crédibilité de notre pays sur la scène internationale.

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