BILAN DES MANIFESTATIONS DE L’OPPOSITION : QUATRE MORTS PAR BALLE, SELON LE MINISTRE DE LA SECURITE

Les manifestations non autorisées organisées par la coalition des 14 partis l’opposition ont fait quatre morts par balle, dont une à Lomé et trois à Sokodé a annoncé le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Col. Yark Damehame au cours d’une conférence de presse tenue le mercredi 18 octobre à Lomé.

 

Il a ajouté que vingt personnes militaires et civiles ont été blessées et une soixantaine de personnes interpellées.

A l’en croire, l’origine des tirs reste encore à déterminer expliquant que des armes de guerre circulent et auraient pu être utilisées par des manifestants dont « certains en groupes organisés ont très tôt saccagé des édifices publics et des commerces et agressé des passants ».

D’après le ministre de la Sécurité, ces protestations sont loin d’être pacifiques comme l’avait annoncé les organisateurs qui étaient autorisés en vertu d’une mesure gouvernementale interdisant les manifestations en semaine à tenir un meeting à la plage.

Pour lui, il n’est pas acceptable que ces gens qui appellent à ces manifestations envoient leurs enfants à l’extérieur pour les préserver des violences pendant qu’ils trompent les jeunes à défier au prix de leur vie les forces de l’ordre et de sécurité dans les rues.

« Ce qui se passe aujourd’hui c’est que les organisateurs ne veulent pas dire la vérité aux jeunes tellement ils ont fait monter les enchères à tel point qu’il leur est difficile de leur dire voilà ce qui est réalisable voilà ce qui ne peut pas l’être », a-t-il déploré.

Selon le Col Yark, le bilan « lourd » enregistré était évitable si les organisateurs s’étaient conformés au respect de la mesure provisoire prise par le gouvernement en vue de garantir la libre circulation des personnes et des biens et minimiser les risques élevés de troubles en cas de manifestations les jours ouvrables.

Il a également dénoncé la non condamnation par ces organisateurs des tueries des forces de l’ordre et de sécurité qui pourtant rappelle-t-il ont été recrutés au Togo et sont nos frères et nos enfants.

« Nous leur demandons d’encadrer les manifestants avec des bâtons et voilà que sur les lieux certains parmi eux tombent sous les balles et cela crée des incompréhensions entre les agents et leurs hiérarchies, ce n’est pas normal », a-t-il regretté.

Le ministre de la Sécurité a appelé au calme et à la retenue. Il a présenté ses condoléances aux familles éplorées et ses vœux de prompts rétablissements aux blessés tout en appelant les organisateurs à revenir à de meilleurs sentiments afin de préserver le calme et la sécurité dans le pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

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