ARMP: DES ACTEURS PRIVES DE LA COMMANDE PUBLIQUE EN FORMATION

L’Autorité de Régulation  des  Marchés  Publics  (ARMP)  et  la Direction  Nationale  du Contrôle  des  Marchés Publics (DNCMP) forment du 21 mars au 1er avril des  acteurs  privés de  la  commande  publique sur l’établissement  des  prix  dans  les  marchés publics.
Cette formation fait partie d’une série dont la  première  avait  porté  sur  la  « Présentation  des soumissions ». L’ARMP veut à travers cet atelier éclairer les opérateurs économiques sur la fixation des prix afin de les rendre opérationnels et aptes à répondre  convenablement  aux appels  à concurrence.
Les  participants  seront  instruits  sur  les  marchés  de  travaux,  de  fournitures,  de prestations intellectuelles et des services courants. A terme, ils devraient être capables entre autres de présenter et de définir le contenu du prix dans les marchés publics tout en relevant la différence entre le coût et le prix d’une prestation. Ils pourraient également identifier et apprécier par calculs, l’impact des facteurs de variation du prix d’une prestation et proposé le format approprié de présentation du prix d’une prestation dans une offre.
A l’ouverture, le directeur général de l’ARMP, René Kapou a rappelé que les marchés publics sont des contrats conclus entre les autorités contractantes et les opérateurs économiques et le prix payé sur les deniers publics pour l’exécution de ces contrats, constitue la rémunération de leurs titulaires. Il a déploré le fait que l’obsession des entreprises à gagner à tout prix le marché les pousse parfois à proposer des prix tellement bas que quelques fois, ils deviennent anormaux en ce sens que les soumissionnaires ne prennent pas en compte la complexité et la consistante des prestations sollicitées mettant ainsi en danger la survie même de leurs entreprises.
Monsieur  Kapou a précisé qu’ils en résultent de ces actes que le titulaire du marché est confronté aux difficultés financières pour n’avoir pas été rémunéré au moins à la hauteur de ce que lui coûtent les prestations.
 Ces difficultés se traduisent, selon lui, par des travaux de mauvaise qualité ou inachevés et l’endettement du détenteur du marché contraint de respecter l’obligation contractuelle.
Il a ensuite exhorté les participants à exposer clairement leurs inquiétudes aux formateurs afin qu’elles puissent être prises en compte.
Le consultant Gandonou Sévérin a affirmé que l’établissement des prix dans le domaine des marchés publics est nécessaire en ce sens que les entreprises qui soumissionnent sont des structures qui ont  besoin  de  réaliser  des  bénéfices  dont  une  partie  est  réservée  au payement  des  impôts.  «  Ces entreprises ont besoin de vivre et de survivre pour l’intérêt de la nation mais elles se doivent de proposer des prix justes pour garantir la bonne exécution des prestations », a-t-il déclaré.

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