Afrique : Au Bénin, les populations de la vallée de l’Ouémé augmentent leurs revenus grâce à un projet du Fonds africain de développement

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Lancé au Bénin en 2013 et s’achevant en décembre 2022, le Projet d’appui aux infrastructures rurales dans la vallée de l’Ouémé (https://bit.ly/3Q7FZFq)  a permis d’améliorer les revenus des populations locales. Ainsi des producteurs rizicoles, gagnent désormais 361,47 dollars par an, alors que l’objectif initial était de 221,99 dollars.

Le projet est co-financé à hauteur de 74,83 millions de dollars par le Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds pour l’environnement mondial.

Son objectif : accroître durablement la productivité et les productions agricoles afin d’améliorer les revenus des producteurs et productrices.

Selon le rapport sur l’état d’exécution et les résultats que le Groupe de la Banque a publié le 22 juillet 2022, les femmes bénéficiaires gagnent désormais 247,86 dollars par an (environ 158.000 CFA) et pourraient, d’après les projections, gagner jusqu’à 594,57 dollars (environ 380.000 CFA) au terme de la mise en œuvre du projet.

Ces performances sont obtenues grâce à une augmentation du volume des productions agricoles vivrières et maraîchères. Le surplus de production agricole vivrière (riz, maïs) commercialisé est passé de 70 100 tonnes en 2013 à 77 992 tonnes en 2021. La production agricole maraîchère additionnelle commercialisée, elle, a franchi le seuil fixé de 32 600 tonnes pour atteindre 32 742 tonnes.

« Malgré les nombreuses contraintes ayant perturbé sa mise en œuvre, le projet est sur la bonne voie pour atteindre ses effets, souligne le rapport de la Banque. Déjà, la construction des pistes rurales a permis de désenclaver plusieurs zones de production auparavant difficilement accessibles ».

« Avec la réalisation des aménagements en maîtrise totale de l’eau de Tangbédji (540 hectares) et des périmètres gravitaires de 651 hectares, des aménagements des bas-fonds, il est attendu un effet significatif du projet sur l’accroissement de la productivité et des productions agricoles ainsi que des revenus dans la vallée de l’Ouémé », précise le document de la Banque africaine de développement. « L’exploitation des superficies aménagées témoigne de la volonté manifeste des producteurs bénéficiaires à les exploiter à bon escient », note le document.

L’exécution du projet a conduit à l’ensemencement de 2 020 hectares de terre, à la distribution de 499,77 tonnes de semences et à la construction de 200 kilomètres de pistes agricoles et 10 kilomètres de digues-pistes. En outre, 50 magasins de stockage ont été construits et réceptionnés.

Par ailleurs, dix marchés de collecte et trois marchés secondaires devaient aussi voir le jour. Les besoins ont été finalement revus et ajustés aux réalités du terrain : la construction des dix marchés de collecte a été abandonnée au profit d’un marché secondaire supplémentaire, soit quatre marchés secondaires au total, aujourd’hui achevés et réceptionnés.

Enfin, un seul débarcadère a pu être construit et six autres sont en cours de réalisation. Le taux d’exécution du projet est estimé à 67,79%.

Le projet a permis la création de 19 066 emplois dont 1 740 pour les femmes.

« Le projet a achevé toutes les infrastructures de désenclavement, de stockage et de mise en marché. Il ne reste plus que les aménagements hydroagricoles. En effet, les périmètres gravitaires de superficie de 651 hectares sont réalisés à 70 % et à 65 % pour le périmètre de Tangbédji qui couvre une superficie de 540 hectares », conclut le rapport de la Banque.

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