A la rencontre du Président de l’Association des Professionnels de la Fiscalité du Togo (APF-TOGO)

Comme vous le savez, notre Rédaction ne manque aucune occasion d’aller vers les acteurs de différents secteurs. Cette fois, nous nous intéressons à la finance. Nous avons tendu le micro au Président de l’Association des Professionnels de la Fiscalité du Togo, M. ALI ATTI Bi-Aye Foh Guillaume, Inspecteur des Impôts à la retraite. Avec sa riche expérience, il a choisi de fonder un cabinet de consil fiscal puis ensemble avec d’autres professionnels de la Fiscalité une association dont il est le Président. Dans les lignes qui suivent, il donne des détails clairs sur son organisation.

Que doit savoir le public sur votre association ?

L’Association des Professionnels de la Fiscalité est créée en mars 2019.

Elle compte plus d’une cinquantaine de membres. C’est un regroupement de ceux qui exercent déjà dans la profession de conseil fiscal. Nous défendons l’honneur et l’indépendance de cette profession. Elle encourage ses membres à garantir un service public de qualité. C’est une association qui veille sur le travail que doivent faire les cabinets de conseils fiscaux. Il faut qu’il y ait de la transparence dans le travail que fournit le conseil fiscal.

Qui peut être membre de votre association et quelles sont vos missions sur le terrain?

Toute personne physique ou morale qui exerce cette fonction peut être membre de notre association.

Sur le terrain, nous veillons à ce que le travail qui est fait soit irréprochable. L’association aide les membres à atteindre un niveau qui leur permette d’exercer avec visibilité et transparence.

Etre un conseil, c’est aider le contribuable à payer le juste impôt. Ce n’est pas que cela. Nous proposons aussi des textes à l’administration fiscale en vue de l’améliration des dispositions du Code Général des Impôts et du Livre des Procédures Fiscales. Nous faisons des efforts pour être connu sur la plan international à travers l’adhésion à l’Union des ordres fiscaux de l’Afrique de l’Ouest (UDOFAO). Nous nous efforçons de nous constituer en Ordre.

Dans le temps, cette mission de conseil était exercée par les experts comptables. Mais aujourd’hui, il y a beaucoup d’experts fiscaux prêts à prendre la relève. 

Chaque discipline a sa spécificité: les comptables s’occupent de la comptabilité et les fiscalistes de la fiscalité.

Comment atteindre vos objectifs en ces temps difficiles de pandémie ?

La pandémie de Covid-19 ne nous facilite pas la tâche. Elle nous limite dans la réalisation de nos objectifs. Cependant nous ne baissons pas les bras. Nous travaillons par visioconférence. Nous mettons l’accent sur les mesures barrières. 

Nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens que nous avons pour marquer notre existence.

L’Association est dirigée par un bureau exécutif dynamique qui, malgré les restrictions liées au Covid-19, n’a jamais cessé de se réunir et travailler.

Que retenir de la visite des responsables de l’UDOFAO au Togo ?

Les responsables de l’UDOFAO sont venus au Togo deux fois. La première fois c’était pour féliciter la création de l’Association et faire notre connaissance.

Lors de cette première visite, il a été décidé que le Togo abrite la 8è Conférence Internationale fiscale qu’organise l’UDOFAO dans les pays membres en février 2022. C’est dans ce cadre qu’une délégation est revenue pour voir le niveau des préparatifs sur le terrain. Nous entretenons de bons rapports avec cette Organisation régionale à laquelle nous sommes affiliées même si nous ne sommes pas encore un Ordre.

Votre mot de fin

Je vous remercie de votre passage. Nous voulons qu’on nous prenne au sérieux. C’est pour cela que nous évitons tout dérapage. Le Togo fait des réformes pour attirer les investisseurs.  Qui parle d’investisseurs parlent de fiscalité. Voilà pourquoi nous nous battons pour créer un Ordre dans notre pays. Nous espérons que la pandémie va prendre fin bientôt afin de nous permettre d’occuper le terrain pour mieux faire notre travail. Notre mission n’est pas d’aider le contribuable à tricher mais à payer le juste impôt.