A Kovié, la clinique mobile de l’ATBEF aux petits soins des femmes enceintes malgré la pandémie

Le nouveau coronavirus a créé beaucoup de psychose dès son arrivée au Togo en mars dernier. Beaucoup de personnes se sont laissé convaincre par les rumeurs infondées liées au vaccin anti-covid. Dans les milieux ruraux, les missions médicales ont donné l’impression aux populations que le gouvernement soutient les essais d’un éventuel vaccin. Mais il n’en ait rien en réalité. C’est juste un peur née de la rapide propagation des fausses nouvelles.

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L’Association Togolaise pour le Bien-être familial (ATBEF) grâce à son programme communautaire axé sur la stratégie mobile et celle de la Distribution à base Communautaire (DBC) apporte un appui de taille aux populations. Sa  clinique mobile sillonne la région maritime pour faire les tests de dépistage du VIH/ SIDA, faire des consultations, donner des conseils aux femmes enceintes suivies de l’échographie et tout cela gratuitement.

Ce 30 septembre 2020, la clinique mobile de l’ATBEF s’est déplacée vers les populations de Kovié  (une trentaine de km de Lomé). Plus d’une vingtaine de femmes enceintes se sont rassemblées devant le CMS de la localité tout en observant scrupuleusement les mesures barrières. En ces temps de pandémie du coronavirus, elles se lavent les mains avant de bénéficier des soins, ont un espace d’au moins un mètre entre elles.

Dr M’BORTCHE Bingo, gynécologue au sein de la clinique mobile de l’ATBEF a expliqué les difficultés liées au bon déroulement des activités au tout début de la pandémie. Selon lui, les difficultés sont beaucoup plus liées à la pandémie du coronavirus. Car au début de l’épidémie (niveau national), il y avait une rareté d’informations fiables, ce qui a poussé les populations à se fier aux fake news propagées çà et là.

« La pandémie est venue bouleverser le travail. Les gens avaient peur à cause des rumeurs liées aux vaccins allant à l’encontre des normes sociales. Les activités n’ont repris qu’après un mois de congé technique. Le travail supplémentaire est de faire respecter les mesures barrières, ce qui n’est pas facile. Nous espérons que cette pandémie prendra vite fin afin que nous retrouvions la vie d’avant », a souhaité Dr M’BORTCHE.

Sur le terrain, les missions de l’équipe médicale ne s’arrêtent pas à l’échographie. Elles couvrent aussi les tests du VIH/SIDA, la distribution de préservatifs, les activités de planification familiale. En effet, les personnes testées positives au VIH/SIDA sont confiées aux centres de santé de leurs localités pour un suivi. Les résultats sortent aussi systématiquement. Dans le même temps, lorsqu’après une échographie le résultat indique que la femme a des complications, elle est référée aux centres de santé de proximité.

La clinique mobile fait son bout de chemin au service des populations habitant dans des zones difficiles d’accès malgré le coronavirus.

AA