1ere journée ordinaire de l’ordre national des médecins du Togo (ONMT) L’INSCRIPTION DU MEDECIN A L’ORDRE OBLIGATOIRE POUR EXERCER LA PROFESSION.

 

 

 

L’Ordre national des médecins du Togo (ONMT) a organisé les 23 et 24 novembre à Lomé, ses premières journées ordinales autour du thème « Role et place du médecin dans le processus de la contractualisation des structures publiques de sante au Togo ».

Le président du Conseil de l’ordre national des médecins du Togo, Pr Goeh Akue a indiqué que les médecins qui se sont inscrits à l’ordre sont au nombre de 1600 mais ceux qui sont à jour sont autour de 800 avec les 20 inscriptions qu’ils ont enregistrées le vendredi. Il a précisé que près de la moitié des médecins ne sont pas encore sensibilisés sur le fait que l’inscription est obligatoire pour exercer la profession.

Pr Akue a souligné que l’ONMT est un organisme à but public qui n’a pas de sponsor parce qu’il est un organisme indépendant. « Après un certain nombre d’année qui a permis d’asseoir les bases de l’organisation nous avons décidé d’organiser les premières journées ordinales pour faire mieux connaitre l’ONMT et profité pour parler des problèmes que nous rencontrons tous les jours en terme d’expertise de médecine légale, de déontologie sans oublier l’anglais médical qui est un outil de travail. Notre but est de créer un climat convivial pour discuter des questions qui nous concernent mais également revenir sur des nouvelles recommandations pour des maladies comme les Accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la drépanocytose ».

S’agissant des défis, l’orateur a dit que le premier est l’obtention d’un siège. « L’ordre est une organisation de l’Etat mais il n’a pas de siège. Il n’a même pas de bâtiment loué par l’Etat pour que nous puissions travailler », a-t-il révélé.

Le deuxième défi c’est d’inciter les uns et les autres à respecter la loi qui dit que pour travailler au Togo en qualité de médecin il faut s’inscrire à l’ordre. « C’’est l’ordre qui est l’institution capable de vérifier si vous avez un vrai diplôme, si vous avez les qualifications requises pour exercer la médecine, hors la plupart des confrères ne se sont pas inscrits au niveau de l’ordre il faut donc qu’ils viennent. Ce qui est important c’est de faire en sorte que les cabinets illégaux soient supprimés pour permettre à la population de bénéficier des soins de qualité », a-t-il poursuivi. Parlant des perspectives, il s’est engagé à redorer le blason de la médecine, à faire en sorte que le médecin retrouve sa place dans la société et que le médecin fasse des prestations de qualité de manière à ce que la profession soit respectée. Il est revenu sur la nécessité d’avoir un siège pour que les conditions soient réunies pour que le travail se fasse dans les normes.

 

Redynamisation du secteur de la santé

La conférence inaugurale sur le « rôle et place du médecin dans le processus de la contractualisation des structures publiques de sante au Togo » a été faite par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Pr Moustafa Mijiyawa.

Le ministre a, d’entrée de jeu, relevé que la contractualisation est l’un des piliers de la reforme entreprise par le gouvernement togolais afin de redynamiser le secteur de la santé. « Mise en œuvre a partir du 15 juin 2017 et reposant sur un appui en gestion par des sociétés non étatiques, la contractualisation a enrôle a ce jour, sept formations appartenant aux trois niveaux de la pyramide sanitaire », a-t-il rappelé.

Pr Mijiyawa a précisé que les résultats enregistrés se traduisent par une augmentation des recettes (permettant notamment le paiement régulier des agents et l’achat de matériels de base), une augmentation des taux de fréquentation, de consultations, d’hospitalisations et d’actes, une réduction du taux de retard et d’absences non justifiées et un rétablissement de la confiance entre l’administration et les techniciens.

« Ces résultats justifient l’extension progressive de l’approche contractuelle a l’ensemble des formations sanitaires publiques du Togo. Parallèlement, le gouvernement mène des actions de réhabilitation et de dotation en équipements des formations sanitaires, afin de disposer d’un système de sante basique et résilient, sur lequel se grefferont des entites de reference le tout devant servir de socle a la couverture maladie et a une formation médicale et paramédicale de qualite », a conclu le ministre.

La représentante résidente de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le secrétaire générale de la préfecture du Golfe et le président de l’ordre national des pharmaciens du Togo, ont promis d’accompagner l’ONMT dans leur détermination à offrir des services de santé de qualité à moindre coût à la population.

La cérémonie de clôture a été présidée par Pr Goeh Akue entouré des Drs Neglo et Kekeh.

Ils se sont dits heureux de la confiance que les membres leur ont faite et remercié les participants pour leur patience et compréhension. Ils ont demandé aux participants de leur faire un feed-back de

ce qu’ils ont remarqué (points positifs, négatifs et ceux à améliorer avant ou pendant le déroulement de ces journées).

Juste après, les participants se sont retrouvés sur le terrain rouge du campus pour la double confrontation de football entre les équipes masculines et féminines des médecins. Une très faible mobilisation des médecins n’a permis qu’une confrontation devant une vingtaine de spectateurs.

Le diner de gala à l’hôtel Le Bénin a permis à 80 médecins et leurs partenaires de passer un temps convivial autour d’un repas dans la bonne humeur. Les anciens présidents de l’ordre ont été distingués pour leur travail. Deux médecins ont aussi été distingués (le médecin le plus jeune et le plus âgé inscrits au tableau de l’ordre 2018). Au nom des personnes distinguées, le Pr Amedegnato a remercié le président actuel du conseil puis a demandé qu’aux prochaines éditions les places vides de la salle soient moins nombreuses.

Déjà le mercredi 21 novembre, une douzaine de médecins d’une dizaine de spécialités se sont retrouvés au nouveau CMS d’Adétikopé pour offrir des actes de santé. Ils ont consulté 160 personnes (consultation générale, pédiatrie, cardiologie, gynécologie, ORL, chirurgie générale et chirurgie pédiatrique). Certains ont bénéficié de dépistage (prise du poids, de la taille, de la tension et de la température, mesure de glycémie) et d’explorations par acliniques (Echographie et ECG).

Le mardi 20 novembre, deux membres du bureau du conseil de l’ordre, notamment, le Pr Goeh Akue et le Dr Djagnikpo avaient dans le même cadre animé sur la TVT, l’émission Santé d’abord de Carole Kpéto.

 

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