Remaniement en France: Macron veut «prendre tout le temps néce

En France, le suspense se prolonge, plus d’une semaine après la démission du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Depuis, on attend un remaniement ministériel, qui a plusieurs fois semblé imminent. Mais il faudra attendre encore. Ce remaniement est désormais reporté à vendredi ou samedi, au plus tôt, après le sommet de la Francophonie : il « n’aura pas lieu avant le départ du président de la République en Arménie ni tant qu’il sera à Erevan » d’où il revient le 12 octobre au soir, a annoncé mercredi l’Elysée.

Ce mercredi 10 octobre, écrit notre envoyée spéciale à l’Elysée, Jeanne Richard, le gouvernement français est au rendez-vous du traditionnel conseil des ministres. Comme d’habitude, le défilé de voitures des ministres a eu lieu dans la cour de l’Elysée. Et tout cela comme si de rien n’était, enfin presque, car derrière ces apparences de sérénité, le gouvernement se sait en sursis. On imagine l’inconfort de ces ministres qui discutent en ce moment de leurs dossiers avec le chef de l’Etat alors qu’ils ne savent pas s’ils seront toujours en poste la semaine prochaine.

Un répit

En fait, tous s’attendaient à connaître leur sort hier, mardi dans la journée. Et finalement, les services de la présidence viennent de communiquer pour dire que le remaniement n’aurait pas lieu avant le retour d’Emmanuel Macron d’Arménie, vendredi soir. Le chef de l’Etat doit s’envoler cet après-midi pour assister au sommet de la Francophonie à Erevan. Un petit répit donc, mais qui témoigne surtout des difficultés pour le couple exécutif à se mettre d’accord et à trouver des personnalités prêtes à s’engager à son côté.

Quel remaniement ?

 « Il faut croire » qu’Emmanuel Macron ne procèdera pas à un remaniement de vaste ampleur, a déclaré de son côté, mercredi matin, le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, un proche du chef de l’Etat et qui plaidait pourtant pour un remaniement de grande ampleur et une déclaration de politique générale. « Un bon remaniement, c’est un remaniement qui a une perspective. Quelle est la perspective ? Pour moi elle est toute simple : il faut éviter l’échec de la France aux européennes », a expliqué pour sa part l’ancien Premier ministre centriste Jean-Pierre Raffarin sur RTL. Enfin, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, s’est interrogé mercredi sur « l’osmose » entre le Premier ministre et le président de la République : « On a l’impression que l’avion ne sait pas où il va. Quand il y a des turbulences, il faut que les deux copilotes se parlent et sachent bien tenir le cap » a-t-il indiqué sur RFI.

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