La Ville de Lomé Accueille les Premiers Congres Scientifiques de la Fédération International des Organisations d’Orthophonistes d’Afrique Francophone.

 

Le 1er congrès scientifique de la Fédération des organisations d’orthophonistes d’Afrique francophone (FOAF) prévu du 20 au 22 août prochain, a été annoncé le mardi 14 août dernier à Lomé, au cours d’une conférence de  presse.

Placée sous le thème : « Troubles spécifiques du langage et des apprentissages en Afrique : enjeux et défis », cette rencontre a été animée par le président du comité national d’organisation, Koré Kossi Alfred appuyé par le président de la FOAF, Etongnon Emmanuel et leurs collaborateurs.

L’objectif de ce congrès est de promouvoir l’interdisciplinarité dans la prise en charge des Troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA). Il s’agit spécifiquement de partager des expériences sur l’évaluation et la prise en charge des TSLA en Afrique et dans le monde, d’approfondir des réflexions sur la problématique de l’éducation inclusive en Afrique, de faire des propositions concrètes aux acteurs impliqués sur les mécanismes de suivi des enfants ou des jeunes en difficulté scolaire et de promouvoir l’orthophonie en Afrique. Cette rencontre se veut aussi un cadre d’échanges et de discussions entre les acteurs de la santé et de l’éducation afin d’améliorer la prise en charge des enfants présentant des TSLA.

Cet événement sera marqué par des conférences, des communications au tour des sous thèmes comme « Prévention et intervention précoce » ; « Evaluation, diagnostic et prise en charge pluridisciplinaire de TSLA » et « Les politiques éducatives en Afrique : Education et inclusion scolaire ».

Selon M. Koré, environ 250 participants sont attendus notamment les professionnels de la santé et de l’éducation, les parents, les membres de la société civile et les étudiants. A l’en croire, on note 162 inscrits issus de 11 pays d’Afrique et 3 pays d’Europe et aux Etats Unis d’Amérique.

« Nous pouvons affirmer sans risque de se tromper que les TLSA constituent un véritable problème de santé publique. De plus, les estimations globales issues des études internationales révèlent une prévalence de l’ordre de 10 % des enfants pour l’ensemble des troubles », a relevé M. Koré.

Selon la classification internationale des maladies dit-il, ces troubles regroupent, entre autres, ceux du développement de la parole et du langage, des aptitudes scolaires, de la lecture, de l’orthographe et de l’arithmétique, occasionnant une lenteur, une fatigabilité et des problèmes d’organisations. L’orateur a également indiqué qu’au cours de cette rencontre, une analyse sera faite sur les méthodes enseignement-apprentissage dans les écoles africaines et leur impact sur la réussite scolaire des enfants en difficulté.

Pour les organisateurs, l’ouverture de la première école d’orthophoniste à vocation sous régionale en 2003 à l’Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM) de Lomé a permis de former les premiers diplômés orthophonistes sortis en 2006 des pays d’Afrique subsaharienne. Ils ont aussi précisé que le Togo est le seul pays qui abrite la seule formation en version française en Afrique de l’ouest et centrale. Ils ont également signifié « qu’un orthophoniste est un spécialiste de la santé qui s’occupe de la prévention, de l’évaluation, du traitement, de la recherche des troubles de la parole, da la communication, d’articulation de la voix, de la déglutition chez l’enfant, l’adulte et la personne âgée ».

La FOAF dont le siège est à Lomé a pour but de promouvoir la pratique orthophonique à travers la coordination des actions de ses membres. L’ENAM a formé jusqu’à ce jour 63 orthophonistes dont 45 togolais.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*