JOURNEE AFRICAINE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION CELEBRE AU TOGO.

Le Forum Togolais de la Société Civile pour le Développement (FTSCD) a organisé le mercredi 11 juillet à Lomé, à l’intention des Organisations de la société civile (OSC) et les médias, un atelier de sensibilisation et d’information sur la « Lutte contre la corruption au Togo : Implication des organisations de la société civile et les médias ».

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la deuxième journée africaine de lutte contre la corruption et offre l’opportunité aux participants d’échanger sur le rôle de la société et les médias dans la lutte contre ce fléau en vue de trouver des solutions pour sauver l’économie nationale.

Il s’agit également de prendre de nouveaux engagements et des résolutions fermes pour lutter contre la corruption, un mal qui gangrène l’économie.

Les organisateurs ont fait savoir que dans un rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), chaque année la corruption fait perdre 148 milliards de dollars à l’Afrique. Pour cela, ont-ils estimé qu’il « en résulte que sans la corruption, l’Afrique n’aurait donc pas besoin de tendre la main à l’extérieur et que ces 148 milliards de dollar détournés chaque année pourrait se décliner en routes, en hôpitaux, en établissements scolaires et universitaires, en projets agro-industriels, en emplois au profit des classes sociales déshéritées du continent ».

Le président de la haute autorité de la prévention de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, Essohana Wiyao a, à cette occasion, rappelé que la convention africaine de prévention et de lutte contre la corruption, prévoit des dispositions permettant aux gouvernements, aux institutions et à toute bonne volonté de combattre avec efficacité, en terme de prévention et de répression, ce cancer des économies nationales. Il a exhorté la société civile et les médias à mener des actions de conscientisation et d’éducation du public sur les causes et la gravité de la corruption ainsi que sur la menace qu’elle représente pour l’économie et le développement du pays.

Monsieur  Wiyao a invité tout le monde à dénoncer les cas de corruption ou d’infractions assimilées dont-ils sont victimes ou témoins, quels que soient leurs auteurs, en s’adressant à son institution.

Madame Pilao Akossiwa, membre du conseil d’administration du FTSCD, a indiqué que la lutte contre la corruption est une action de civisme et de patriotisme. Elle a encouragé la société civile, les médias, le secteur public et privé et toute la population à combattre l’injustice sociale et l’impunité sous toutes ces formes pour le bien de tous.

 

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