TOGO : REPRISE TIMIDE DE LA CROISSANCE SELON LE RAPPORT DU FMI

 

La croissance générale en Afrique subsaharienne est timide et fragile selon le rapport édition 2018 des perspectives économiques régionales en Afrique Subsaharienne réalisé par le Fonds monétaire international (FMI) et présenté au public Ce jeudi 7 juin à la salle CEDEAO du CASEF.

Il ressort de ce rapport intitulé « Une reprise timide » que la croissance en Afrique subsaharienne est marquée par une légère hausse par rapport à l’année précédente soit 0,6% notamment 3,4 % en 2018 contre 2,8 % en 2017. Le Fonds pense que des politiques fermes sont nécessaires à la fois pour réduire les vulnérabilités et pour améliorer les perspectives de croissance à moyen terme.

En effet, la moyenne de croissance des économies subsahariennes qui était de 5% en 2013 a chuté pour se situer proche de 1% en 2016. Celle-ci remonte peu à peu mais restera en dessous de 4% à l’horizon 2022, ce qui reste insuffisant pour atteindre des objectifs de développement soutenables.

Les résultats restent « mitigés » concernant l’assainissement des finances publiques et « 40% des pays à faible revenus de la région sont surendettés ou présentent un risque élevé de le devenir », selon le rapport.

Le rapport révèle que le système bancaire en Afrique subsaharienne ne soutient pas assez les économies du continent. Il montre aussi que l’insécurité dans certaines régions du continent ne favorise pas le développement.

Pour relever le défi, le FMI propose aux économies africaines de réduire les vulnérabilités, de redynamiser l’investissement privé et de relever le niveau des échanges intra-africains.

Selon le représentant résidant du FMI au Togo, Dr Sampawende Jules Tapsoba, la timidité de cette croissance est causée par l’achat des produits de base dans les pays africains et la capacité de certains de ces Etats à s’endetter vis-à-vis de l’extérieur. Cependant, c’est une croissance qui reste frêle. La cause de ce phénomène demeure la dépendance de plusieurs économies africaines au prix des matières premières. Par conséquent, les économies africaines ne sont pas tirées d’affaire : même au meilleur des cas, il n’est pas évident que la croissance retrouve son niveau d’avant (2013).

Parlant du Togo, Dr Sampawende a souligné que depuis 2013, le Togo a connu une bonne perspective en termes de croissance, autour de 5%, et cette croissance a été soutenue par l’investissement public. Le challenge actuel au Togo, c’est de voir comment les politiques pourraient accompagner l’investissement privé pour qu’il prenne le relais.

Le ministre de la Planification du Développement, Kossi Assimaidou a rappelé qu’au Togo, l’activité économique a connu une certaine baisse au cours de l’année 2017 en raison des manifestations sociopolitiques. Selon les dernières estimations, la croissance économique a enregistré une décélération suite au ralentissement des activités du secteur tertiaire qui sont les plus affectées, a précisé le ministre.

  1. Assimaidou a affirmé que le gouvernement poursuivra sans relâche et approfondira l’assainissement des finances publiques et surtout la mise en œuvre des reformes afin de parvenir à une croissance encore plus inclusive et durable.

Le rapport sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne est publié deux fois par an, au printemps et à l’automne, et rend compte de l’évolution économique de la région

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