UN ATELIER DE LUTTE CONTRE LES POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS AU TOGO

Le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières a organisé un atelier de formation des magistrats, des auxiliaires de justice et des agents du cordon douanier sur la mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les Polluants organiques persistants (POP) et des autres conventions sur les produits organiques, ce vendredi 11 mai à la salle CEDEAO du CASEF.

Cet atelier s’inscrit dans le plan national d’exécution de cette convention ratifiée par le Togo en 2004 et dont l’objectif principal est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes de ces polluants chimiques dangereux.

Il a permis aux participants d’avoir une meilleure compréhension des normes juridiques applicables aux POP et autres produits dangereux afin d’identifier les choix les plus judicieux lorsqu’ils seront confrontés à des options divergentes d’application des textes juridiques ou au moment de rendre les décisions de justice ou encore d’exécuter des opérations de police judicaire pour les douaniers. Au cours des travaux, les participants parmi lesquels  des experts formés au Sénégal et au Mali dans les domaines de gestion des huiles usées, des sites contaminés par les POP et des déchets contenant les POP ont partagé leurs expériences et connaissances en matière de gestion des produits chimiques et déchets dangereux. Ceci afin de consolider les acquis et établir un partenariat solide entre les acteurs concernés par cette problématique pour permettre au Togo de s’acquitter convenablement de ses obligations vis-à-vis de la convention de Stockholm et d’autres conventions traitant la thématique des produits chimiques.

Selon les experts, les POP sont des composés chimiques organochlorés persistants et rémanents dans la nature, bio accumulatifs et toxiques pour les êtres vivants. D’après eux, ils ne sont pas biodégradables et sont sujets à de transferts sur de longues distances, loin de leurs sources d’émission et causent de graves dégâts à l’environnement et à la santé humaine notamment les cancers, les malformations génitales, l’affaiblissement du système immunitaire, la baisse du quotient intellectuel, les perturbations du système endocrine, la stérilité, etc.

Le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, André Johnson, a souligné que le processus de mise en œuvre de la convention de Stockholm au Togo a permis de faire l’inventaire en 2003 des stocks de déchets POP et des sites contaminés, d’élaborer en 2006 son plan national de mise en œuvre qui a été révisé récemment en 2017 en prenant en compte les nouveaux POP inscrits à l’annexe III de ladite convention en 2009,2011 et 2013. Pour lui, cette dynamique enclenchée a permis au pays de bénéficier des appuis de nombreux projets citant entre autres celui de démonstration d’une approche sous régionale de gestion écologiquement rationnelle des Polychlorobiphényles (PCB) et des équipements contaminés par les PCB financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le ministre a également mentionné le programme mondial de surveillance des POP dans des matrices de base dont le pays a bénéficié et sa participation au projet régional de renforcement des capacités et assistance techniques des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a aussi évoqué le projet régional de renforcement des capacités qui a permis la formation de huit experts togolais et l’achat des équipements de laboratoire en l’occurrence un chromatographe phase gazeuse, un spectromètre de masse et des accessoires. Ces matériels permettront la conduite réussie du projet pilote sur les pesticides botaniques, considérés comme alternatives aux pesticides chimiques de synthèses dangereux pour la santé humaine et l’environnement, a- t-il précisé.

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