ABASSAA

UN ATELIER D’ECHANGES DES ACTEURS DE LA CHAINE PENALE ET LES OSC DE KARA SUR LA DETENTION PROVISOIRE

 

Les acteurs de la chaine pénale et les Organisations de la Société Civile (OSC) de la Kara ont échangé, sur la détention provisoire dans les prisons en présence des autorités politiques, administrative, militaires et judiciaires, le mardi 8 mai à Kara.

Cette rencontre est initiée par la Commission Nationale de Droits de l’Homme (CNDH), dans le cadre de la célébration de la journée africaine de la détention provisoire, le 25 avril de chaque année dont le thème cette année « la réduction de l’usage excessif de la détention provisoire dans les lieux de détention ».

Elle a permis d’outiller les acteurs de la chaine pénale sur les stratégies et actions visant à réduire l’usage excessif de la détention provisoire. L’atelier a pour finalité de contribuer à réduire la surpopulation carcérale et d’encourager les acteurs à privilégier l’application des mesures alternatives à des peines d’emprisonnement afin de contribuer à la réduction du risque de torture et de mauvais traitement dans les lieux de détention.

Les échanges ont porté sur « la détention provisoire dans le nouveau code pénal » et « les mesures alternatives aux poursuites pénales et sur la connaissance préalable de culpabilité ».

En marge des travaux, les participants ont visité la prison civile, les brigades territoriales, de la recherche, d’anti-gang et le commissariat central de la ville de Kara. Ils ont aussi sensibilisé la population, par le biais d’une émission radiophonique, sur les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifique publique.

A l’ouverture des travaux, le président national de la CNDH, Alilou Sam-Dja Cissé a indiqué que dans le rapport d’évaluation du Togo sur l’analyse des problèmes et des besoins dans le domaine de la prévention de la torture présenté par l’équipe d’Atlas de la torture en mai 2012, il a été mentionné que l’usage excessif de la détention provisoire constitue l’une des causes majeures de la surpopulation carcérale dans le pays. En tant que mécanismes nationaux de promotion et de protection des droits de l’Homme, les Institutions Nationales des Droits de l’Homme (INDH) ont la responsabilité de contribuer à la réduction du phénomène de l’usage excessif de la détention provisoire. « C’est pourquoi elles ont retenu la date du 25 avril à Yaoundé au Cameroun en 2015 comme journée africaine de la détention provisoire afin de trouver des mécanismes pour lutter contre ce problème dans les lieux de détention », a-t-il relevé.

Le préfet de la Kozah, Col., Bakali Hèmou Badibawu, n’a souligné que la Commission Africaine de Droits de l’Homme et des Peuples, lors de sa 55ème session ordinaire en avril 2014 à Luanda a déploré la période de détention provisoire et les conditions de privation de liberté avant le jugement. Il a invité les participants à réfléchir et à trouver des stratégies afin de palier ce phénomène.

 

 

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