TOGO : Stop à l’atteinte au droit à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté de manifester.

 

Lomé, le 21 Avril 2018. L’ACAT TOGO proteste vigoureusement contre les atteintes graves au droit à la vie, à l’intégrité physique et aux violences survenues les 11 et 14 avril derniers.

L’ACAT TOGO dénonce et condamne les répressions violentes par les forces de défense et de sécurité des manifestations organisées par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition mais interdites par le gouvernement togolais. Elle rappelle que la République du TOGO a adhéré au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) des Nations Unies et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui lui font obligation de respecter et de garantir le droit à la vie, à l’intégrité physique et des libertés de manifestation publiques pacifiques.

L’ACAT TOGO avait déployé ses observateurs sur le terrain, ce qui lui a permis d’établir un bilan de vingt-sept (27) personnes déposées à la prison civile de Lomé les 11, 12 et 13 avril 2018 lors des manifestations pour rébellion, destruction et voie de fait. Ces personnes arrêtées ont été jugées le 17 avril 2018 dont neuf (09) ont  été libérées et une (01) personne libérée par le premier substitut. Les dix-sept (17) autres ont été condamnées à des peines d’emprisonnement. Elle estime que l’usage de la force a été disproportionné et condamne une fois encore ces arrestations et détentions arbitraires des citoyens pour avoir exercé les droits et libertés garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’ACAT TOGO s’associe à la souffrance de la famille du défunt ADAM Abdourahim, décédé le samedi, 14 avril 2018 à la suite de ses blessures du mercredi, 11 avril 2018 à Sokodé, et à celle des blessés.

L’ACAT TOGO recommande au gouvernement togolais de :

  • Garantir dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique ;
  • Respecter les principes de base adoptés à l’ONU en 1990 sur le recours à la force et à l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois exigeant qu’ils soient « conciliés avec le respect approprié des droits de l’homme » ;
  • Prendre des mesures pour garantir le droit à la vie et à l’intégrité physique de toute personne vivant sur le territoire national.

 

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