Les problèmes de prostate

Comment se caractérisent les problèmes de prostate ?

La prostate est une glande du système génital masculin, qui se situe entre le pubis et le rectum. Elle a la taille d’une noix (ou d’une châtaigne) et entoure l’urètre, le canal qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur. La prostate participe à la production du liquide séminal, qui constitue l’essentiel du sperme. Les vésicules séminales sécrètent elles aussi une partie du liquide séminal.

Plusieurs problèmes peuvent affecter la prostate. Les plus fréquents sont :

  • la prostatite, ou inflammation de la prostate
  • l’hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome de la prostate, qui correspond au grossissement de la prostate, qui est très fréquent chez les hommes plus âgés
  • le cancer de la prostate

Ces trois maladies peuvent se manifester par des symptômes similaires, mais n’ont pas les mêmes conséquences ni les mêmes traitements. En cas de troubles génito-urinaires (douleurs, augmentation des envies d’uriner et de la fréquence, difficultés à uriner, etc.), il est donc impératif de consulter son médecin.

Quelles sont les causes des problèmes de prostate ?

Bien que d’autres problèmes plus rares puissent toucher la prostate, les plus fréquents sont la prostatite, l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer.

La prostatite est une inflammation de la prostate, souvent due à une infection bactérienne. Le plus souvent, c’est la bactérie E. Coli qui est en cause (plus de 80 % des cas).

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • la fièvre associée à des frissons,
  • des symptômes urinaires tels que des brûlures lors de la miction,
  • des envies trop fréquentes d’uriner
  • des douleurs de la région pubienne, au niveau de l’urètre, du pénis, et parfois du rectum,
  • un malaise général
  • des douleurs musculaires
  • une prostate douloureuse lors du toucher rectal

L’hyperplasie bénigne de la prostate est une maladie qui touche environ un homme sur deux après 50 ans. Cette « grosse » prostate (volume > 20 ml) n’entraine pas forcément de symptômes, et elle est bénigne.

Dans certains cas, en revanche, l’augmentation du volume de la prostate peut entraîner des troubles urinaires dits obstructifs (difficulté à uriner, à vider la vessie, diminution de la force du jet) et/ou irritatifs (envies fréquentes et urgentes d’uriner, douleurs lors de la miction).

La gêne ressentie peut être légère, modérée ou sévère et c’est le toucher rectal qui va permettre de diagnostiquer l’adénome.

Enfin, le cancer de la prostate se caractérise par la présence de cellules cancéreuses dans la prostate. Dans environ 95 % des cas, il s’agit d’un adénocarcinome, une tumeur maligne des cellules glandulaires.

Quelles sont les conséquences des problèmes de prostate ?

Lorsqu’ils entrainent des symptômes, ceux-ci sont particulièrement gênants : envies très fréquentes d’uriner, difficulté à uriner, à vider la vessie, douleurs, etc. Il est donc important de consulter sans tarder.

Les pathologies de la prostate se traitent généralement bien, même si le cancer de la prostate peut, comme tous les cancers, être difficile à éradiquer et présente des risques de métastases. Le cancer de la prostate reste malheureusement la 4ème cause de mortalité par cancer (environ 10 000 décès par an en France). En général, cependant, ce sont des cancers qui évoluent lentement et qui peuvent être diagnostiqués tôt.

Quelles sont les solutions en cas de problèmes de prostate ?

Dans les cas de prostatite aiguë, un traitement antibiotique est nécessaire. Il faut rester vigilant car la prostatite peut, dans certains cas, devenir chronique, entraînant une réapparition à intervalles variables d’infections, de douleurs ou de gêne.

Du côté de l’hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique, le traitement a pour but d’améliorer la qualité de vie et de réduire les symptômes en améliorant le débit urinaire. De nombreux médicaments sont disponibles : des alpha-bloquants (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine), des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase et des produits de phytothérapie (Pygeum Africanum et Serenoa Repens).

Un traitement chirurgical peut aussi être proposé en cas d’échec du traitement médical (10 à 20% des cas) ou d’emblée en cas de gêne intense ou de complications.

En cas de cancer de la prostate, plusieurs traitements pourront être proposés, en fonction du stade et de l’étendue de la tumeur, de la présence ou non de métastases, du type de cancer, etc. La prostatectomie totale, consistant à enlever toute la prostate, est souvent proposée.

 

 

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