ASSOLI/ARRESTATION DE L’IMAM HASSAN MOLLAR A SOKODE : DES MANIFESTANTS DETRUISENT DES BIENS PUBLICS ET PRIVES A BAFILO

Bafilo,  La ville de Bafilo a connu une violence soudaine qui a engendré d’énormes dégâts matériels dans la nuit du lundi 16 octobre.

Tout a commencé aux environs de 20 heures temps universel avec des cris assourdissants d’un groupe de manifestants au niveau de la gare routière de la ville. Ceux-ci ont érigé des barricades à tous les niveaux de la nationale N°1, puis brûlé des pneus au niveau du rond-point du contournement et dans les endroits stratégiques, empêchant ainsi toute circulation.

Les manifestants, munis de projectiles, se sont pris aux locaux de la préfecture d’Assoli, où ils ont défoncé les portes, saccagé le bureau du préfet, Ouro-Gouroungou Horou, ceux de ses collaborateurs, cassé les narcoses et endommagé les climatiseurs. Ils ont aussi caillasse son véhicule de commandement G/A 4156, puis incendié sa voiture personnel de cinq places de série AO N°5603. Trois magasins de sa résidence et son appâta sont également partis en fumée.

La maison du député de l’Union pour la République (UNIR) de la circonscription électorale d’Assoli, Tak Youssif Gnongbo, sis au quartier Wawandè, de même que le siège du parti UNIR situé au quartier Kparatao et une motopompe qui s’y trouvait ont été aussi incendiés par les manifestants. Des baraques au bord de la nationale N°1 n’ont pas échappé à cette règle.

Selon certaines sources, l’arrestation de l’imam Hassan Mollar de Sokodé par les militaires et les gendarmes le lundi 16 octobre, qui serait jugé proche du leader du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, serait à l’origine de ces violences et de ces dégâts dans la nuit du 16 octobre à Bafilo. Actuellement, le calme est revenu et la ville reprend son souffle.

D’après le ministre de la Sécurité, col Yark Damehame cet imam a été arrêté sur instruction du parquet pour ces appels fréquents dans ses prêches à la violence et au meurtre des militaires et de citoyens togolais malgré les multiples rappels à l’ordre de l’Union musulmane du Togo (UMT) et d’autres leaders religieux.

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