Togo : 3 e JOURNEES SCIENTIFIQUES NATIONALES SUR LE VIH-SIDA

Le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS) a organisé les 13 et 14 avril à Lomé, les 3è journées scientifiques nationales sur le VIH et le Sida sur le thème : «Défis pour accélérer la riposte nationale contre le VIH en 2020 ».

Ces assises coïncident avec le 2è congrès de la Société de Dermatologie d’Afrique de l’Ouest (SODAF) initié par cette organisation en collaboration avec la Société Togolaise de Dermatologie (SOTODERM) sur le thème « Formation des ressources humaines en dermatologie et renforcement des systèmes de santé en Afrique ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Pr Moustafa Mijiyawa.

Les journées scientifiques sont une occasion pour réunir la communauté scientifique universitaire et non universitaire notamment les hospitaliers et les communautaires afin de partager leurs expériences, diffuser les résultats scientifiques et de renforcer les capacités de certains acteurs.

Elles donnent aussi l’opportunité aux participants de dresser le bilan des actions menées, de répertorier les succès et les échecs, de faire connaître les préoccupations et les défis à relever et d’échanger sur les meilleures pratiques.

Cette rencontre a été marquée par la remise de diplômes d’honneur à certaines personnalités et acteurs ayant œuvré dans la lutte contre le VIH-Sida au Togo.

Selon les organisateurs, le thème retenu « Défis pour accélérer la riposte nationale contre le VIH en 2020 », est fédérateur et pertinent dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD) adopté il y a deux ans. En effet, la communauté internationale et les pays se sont engagés à mettre fin à l’épidémie du VIH-Sida en 2030.

Ce rendez-vous scientifique a été meublé par des conférences animées par des personnes ressources nationales et internationales dont les expertises sont avérées. Elles ont porté sur les leçons apprises dans la lutte contre le VIH au Togo et en Afrique mais aussi sur des sujets d’actualité et des priorités nationales, entre autres, au niveau de la Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME), la prise en charge des adultes et des enfants, des populations clés, des comorbidités, des interventions communautaires et des financements.

Les échanges ont abouti à des recommandations pour aider toutes les parties prenantes à améliorer de façon significative la qualité des interventions et des services offerts à la population dans le cadre de l’exécution du Plan stratégique de lutte contre le Sida 2016-2020.

A l’occasion, le ministre Mijiyawa a salué la tenue de ces journées scientifiques après celles tenues en 2009 et 2012 et s’est félicité de la qualité des participants et des débats riches et féconds qu’elles augurent. Il a relevé l’importance de ces assises dont les conclusions et recommandations contribuent avec leur mise en oeuvre au progrès sanitaire dans la lutte contre le VIH-Sida et les IST.

Pour la présidente de ces 3è journées scientifiques, Pr Mireille Prince-David, il a été noté comme lors des assises précédentes un engouement important des acteurs nationaux qui s’est matérialisé par le nombre élevé de communications reçues par le comité d’organisation. Elle a souligné que c’est en améliorant l’offre des services à partir des évidences scientifiques et programmatiques que la génération actuelle peut espérer mettre fin à cette épidémie à moyen terme.

Selon le coordonnateur national du SP/CNLS, Pr Vincent Pitché, des avancées notables ont été faites dans la lutte contre le VIH-Sida au Togo notamment au niveau de la prévention, de la sensibilisation des populations clés, de la PTME et de la prise en charge des Personnes Vivant avec le VIH-Sida (PVVIH). Il a précisé que la prévalence est stable et 56.000 personnes sont sous traitement

Anti-Retro-Viral (ARV). Pr Pitché a souligné que ces journées permettront de faire un diagnostic de la situation, de partager les travaux de recherches et de s’accorder sur la qualité de soins à délivrer dans les structures sanitaires.

D’autres intervenants notamment le président de la SODAF, Pr Adama Traoré, la présidente de la SOTODERM, Pr Kissème Tchangai Walla ont relevé le lien intrinsèque entre la lutte contre le VIH-Sida et les maladies dermatologiques. Ils ont déploré l’insuffisance des ressources humaines qualifiées en dermatologie et salué la tenue de leur 2è congrès qui vise à trouver des solutions idoines à ce problème.

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