Dossier/Que vaut l’éducation lorsque les écoles ressemblent à des poulaillers

L’Ecole primaire publique de la Marina, une référence dans le temps est en état de délabrement très avancé. Cette école située dans un immeuble près de l’Ambassade de France au Togo et de la Présidence offre un spectacle désolant par la dégradation des lieux, des immeubles presque vétustes, une cour exposée au regard des passants. Ce qui surprend lorsqu’on se rappelle que cette école a servi de cadre à la toute première école française au Togo.

Il faut rappeler que les écoles publiques disposent de fonds retenus sur la scolarité des écoliers. On se demande quelle est l’utilisation faite de ces fonds ? Toute tentative de comprendre le problème se solde par une opacité sans précédent.

De plus les enseignants du milieu sont devenus des commerçants, distribuant aux élèves, le repas en salle de classe, empêchant ceux qui n’ont pas payé de disposer de leur liberté de choisir ce qu’ils doivent manger.

Et qu’en est-il exactement de la cantine pour laquelle, une grosse image scandaleuse de son Excellence bien aimée Faure Gnassingbé alias Dieudonné a été affichée en grands pompes au carrefour Colombe de la paix, du moins jusqu’à une date récente, faisant l’éloge de l’Homme d’Etat en ces termes : « Merci Papa Faure pour la cantine scolaire ». Un somnifère communicationnel qui vise à distraire l’opinion et faire croire que les élèves bénéficient d’une cantine digne de ce nom, alors que la réalité sur le terrain est tout à fait dramatique.

Que vaut un pays lorsque ses écoles ressemblent à des poulaillers…

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