9 août 2010- 9 août 2020 déjà 10 ans que tu nous quittais Radji Yèkin

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Le 9 août 2010, suite à un accident dont les circonstances restent un mystère jusqu’au aujourd’hui, Radji Yèkini, un ami, un confrère, un frère s’en est allé dans cet au-delà qui nous appartient tous et pour lequel chacun attend son heure.
Yèkini, tu es parti répondre à l’appel du Maître du temps. Bien sûr, nous tes confrères journalistes, tes frères, ta famille que nous sommes, liés aux choses d’ici-bas, aurions aimé que tu restes encore avec nous, tant les défis à relever sont encore là, nombreux et pressants.
Sur cette terre, l’histoire retiendra que toi Yèkini Radji, tu as apporté une contribution remarquable et cela jusqu’à bout pour une meilleure condition de travail et de vie du journaliste togolais et pour la liberté de presse au Togo.Tu étais dévoué pour la renaissance de cette corporation.Ton dynamisme était tel dans les rédactions où tu as travaillé. Avec toi, j’ai vécu des moments passionnants de ferveur à Kanal fm avec Marius Attor et les membres de notre club F3c. De belles pages, tu y as laissé non seulement dans ce métier de journalisme mais aussi dans notre club à nous.
Tu étais également d’une sincérité et d’un franc parler remarquables. Ton courage au travail surtout quand il s’agissait de gérer un dossier était admiratif.
Au-delà de cette expérience confraternelle entre toi et moi, Yèkini pour moi, c’est le souvenir d’une autre expérience, celle du journaliste dynamique et sérieux dans ce qu’il faisait.
Le métier de journaliste comporte des risques et exige une grande capacité de travail. Tu en as développé un sens élevé de la responsabilité. Tu t’es tellement battu pour que le journaliste vive mieux de son travail. Tu as œuvré pour que la profession s’active à réhabiliter ces valeurs positives.Je ne suis pas sûre que depuis là où tu es, tu pourras te réjouir de ce que la profession est aujourd’hui dans son ensemble. Le journaliste togolais vit toujours dans la précarité.Au lieu de chercher une porte de sortie à sa situation, il a plutôt choisi de vivre dans la médisance, le sabotage et les querelles internes ridicules. Ceux qui n’en peuvent plus ont rendu l’âme dans le silence et dans le secret familial après avoir usé d’une vie de précarité.
Aujourd’hui 9 août, nous qui t’avions connu, avons une pensée positive pour toi. Nul doute que ta figure est présente dans nos esprits. Ton décès reste une grande perte pour la famille de la presse togolaise. Jamais nous, qui t’avions cotoyés, nous ne t’oublirons.
Je m’incline également devant la mémoire de Dominique Aliziou, le confrère Jean Pierre qui a rendu l’âme ce vendredi 7 août suite à un accident, François Koami aussi qui aurait pu rester encore avec nous.
« Quel que soit son étirement dans la durée, a dit le philosophe, la vie de l’homme demeure éphémère ».
Repose en Paix Yèkini Radji et que l’esprit du divin veille sur ta famille !!!

Par Narcisse Prince Agbodjan

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