TOGO : ENQUETE SUR LA PERCEPTION ET LE COUT DE LA CORRUPTION

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« Le phénomène de la corruption est assez bien connu des Togolais et il serait plus courant parmi les agents publics que ceux du privé à 91% ». C’est ce qui ressort essentiellement du rapport final de l’Enquête sur la perception et le coût de la corruption au Togo (EPCCT) réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) et rendu public le jeudi 6 août à Lomé.

Cette étude a été initiée et financée à hauteur de 80.984.400 FCFA par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

 L’objectif est de produire des indicateurs de corruption non disponibles actuellement pour avoir une situation de référence et de permettre l’actualisation du plan stratégique de HAPLUCIA. Cette étude permettra également d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption et les infractions assimilées dans le pays, la mise en œuvre et le suivi évaluation des programmes et projets de lutte contre la corruption au Togo. Il s’agit précisément d’appréhender la perception de la corruption dans le pays, de cerner les causes, les manifestations et les différents types de corruption, d’identifier las couches les plus exposées comme victimes ou acteurs de la corruption et d’estimer le coût approximatif de la corruption au Togo.

Cette étude a été initiée et financée à hauteur de 80.984.400 FCFA par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’objectif est de produire des indicateurs de corruption non disponibles actuellement pour avoir une situation de référence et de permettre l’actualisation du plan stratégique de HAPLUCIA. Cette étude permettra également d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption et les infractions assimilées dans le pays, la mise en œuvre et le suivi évaluation des programmes et projets de lutte contre la corruption au Togo. Il s’agit précisément d’appréhender la perception de la corruption dans le pays, de cerner les causes, les manifestations et les différents types de corruption, d’identifier las couches les plus exposées comme victimes ou acteurs de la corruption et d’estimer le coût approximatif de la corruption au Togo.

Les résultats de cette enquête ont été présentés par le chef division des études sociodémographiques de l’INSEED, Komi Agbéti. Cette étude s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire national et a concerné deux catégories de cibles notamment les ménages et les entreprises (formelles et informelles).

Elle a été réalisée suivant des approches quantitative et qualitative en vue de permettre une appréciation plus holistique du phénomène.

Cette enquête révèle également que la corruption fait intervenir d’un côté les initiateurs

constitués de riches (77,2%), d’hommes puissants tels que les ministres, les préfets ou les magistrats (57,2%), et de l’autre côté, les composantes de la société qui cèdent le plus à la corruption comme les agents de la justice (70%), les financiers et comptables (43,3%).

Elle précise aussi que plus du tiers de la population trouve que les services d’établissement de documents d’identité (39,9%), les services publics de santé (39,6%), les services du fisc et du cadastre (35,9%) sont fréquemment à l’initiative des actes de corruption.

L’EPCCT souligne que la pauvreté (77%) suivie des faibles salaires ou de revenus (56,1%) sont les principales causes de la corruption au Togo. Concernant les expériences des usagers des services publics relatives à la corruption, les résultats relèvent que des agents des services d’immatriculation des engins ou de permis de conduire (32%), des agents de police (28,5%), des agents du service d’immigration, des juges et des agents des services fonciers et domaniaux (23%), sont les fonctionnaires qui ont plus reçu des cadeaux des usagers au cours des douze derniers mois.

L’étude renseigne que les principales raisons de payement de pot de vin visent, soit à accélérer une procédure (47,9%), soit à éviter de payer une amende (22%), ou encore sans but spécifique (10%). Elle relève que les Togolais sont réticents à dénoncer les cas de corruption (97,4%) dont ils ont été victimes ou témoins.

Pour le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao ce rapport constitue un outil diagnostic de la corruption dans le pays. « La première pierre étant désormais disponible, le comité technique de la planification stratégique se mettra à l’œuvre dans les prochains jours, en attendant le moment favorable pour l’installation officielle du comité de pilotage », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l’INSEED, Tchiou Animaou a fait savoir que l’étude a été réalisée en quatre phases qui ont permis de mobiliser 56 agents ayant un niveau minimum de licence et maitrisant le français et les langues locales. « Sur 1500 ménages échantillonnés dans le cadre de l’étude, 1489 ont été effectivement enquêtés. Au total 2645 personnes ont pu être interviewées sur 2895 personnes âgées de 18 ans ou plus répertoriées dans les ménages enquêtés. Le taux de réponses des individus enquêtés s’établit à 91% », a-t-il précisé.

DHK/OAF

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