Forages, latrines , mosquée, l’UNCIT change le visage du village de Kounicopé

Le village de Kounicopé, qui autrefois vivait dans la précarité avec des problèmes d’eau, entre autres a trouvé son sauveur. Ce petit village situé à quelques dizaines de kilomètres de Tsévié était tout simplement caché. Grâce à l’UNCIT (Union Nationale des Convertis à l’Islam au Togo) , beaucoup de choses ont été réalisées en quelques années.

Dans un premier temps, les villageois trouvaient difficilement de l’eau pour les besoins vitaux. L’Union a donc fait construire sur fonds propres, un forage. Au vu de la rigidité du sol, il a fallu creuser au moins 135 mètres sous terre pour trouver de l’eau potable. Aujourd’hui dans le village, un forage a été installé pour le grand bonheur des habitants qui ont désormais accès à l’eau à tout moment.

En dehors de cette infrastructure, des latrines ont été érigées. Avant cela, les villageois faisaient les besoins naturels à l’air libre. Les eaux de ruissellement se chargent ensuite et malheureusement de les acheminer vers les points d’eau. Ce qui favorise le développement des maladies microbiennes, hydriques. Ces latrines viennent à juste titre mettre fin au problème de la défécation à l’air libre, un phénomène très courant dans de nombreux villages au Togo.

En sus de cela, une mosquée a été aussi bâtie pour permettre aux habitants de prier Allah le Miséricordieux comme le recommande le Coran. Elle est juste à côté du forage. L’Union Nationale des Convertis à l’Islam au Togo dirigée par El Hadj Mohamed Komina ne compte pas s’arrêter là. Ce fidèle d’Allah et ses collaborateurs réfléchissent à d’autres projets. Ils s’apitoient sur le sort des villageois qui ne disposent pas de centres de santé. « Les femmes accouchent dans les toilettes » a-t-il avoué.

El hadj Komina va plus loin en lançant un appel à tous les Togolais. Pour lui, les musulmans ne doivent pas être assimilés aux courants djihadistes qui sévissent dans la sous-région ouest-africaine. Son souhait, c’est que les musulmans du  Togo travaillent pour le développement du pays , le bien commun. Mais pour cela, il pense que les conditions doivent être réunies, des emplois créés afin d’aider la jeunesse à ne céder à aucune tentation compromettant son avenir.

B/A