À Lourdes, l’Assemblée des évêques s’ouvre aux laïcs.

Comme chaque année, les évêques de France sont réunis dans le sanctuaire marial pour leur Assemblée d’automne, mais pour la première fois dans l’histoire de l’Église de France, ils viennent accompagnés de deux laïcs, pour amorcer ensemble une transformation écologique. La lutte contre les abus sera également au cœur de cette session de travail.

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

Les évêques de France se retrouvent du 5 au 10 novembre à Lourdes pour leur Assemblée plénière d’automne. Il s’agit de la première rencontre préparée par le président de la CEF élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, le 4 avril dernier. Mgr Éric de Moulins-Beaufort a souhaité réunir les 120 évêques de France autour d’un même défi missionnaire, celui de la transformation écologique qui est «une mise en cause de nos habitudes de pensée et de vie, et une opportunité formidable de faire briller la lumière de la révélation de Dieu», expliquait début octobre le nouveau Comité permanent de la Conférence des évêques de France.

Les évêques entrent donc ce mardi dans une dynamique de conversion verte qui durera trois ans. Ils devraient être «bousculés», selon les mots du secrétaire général de la CEF, par les témoignages de six jeunes ayant déjà procédé à cette transition écologique de manière radicale dans leur vie.

Comme le souhaite le Pape François, davantage de place sera accordée à la parole des laïcs. D’ailleurs, pour la première fois, les évêques seront minoritaires pendant deux jours dans l’hémicyclique puisqu’ils ont été enjoints à inviter deux baptisés de leur diocèse, laïcs ou consacrés. Un exercice synodalité inédit sur lequel revient Monseigneur David Macaire, l’évêque de Saint-Pierre et Fort-de-France en Martinique, dans les Antilles françaises.