LANCEMENT DU PROJET NATIONAL D’INVENTAIRE ET DE VALORISATION DES SAVOIR-FAIRE DE LA PRATIQUE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE TRADITIONNELS AU TOGO.

Les parties prenantes du Projet national d’inventaire, de sauvegarde et de valorisation des savoir-faire de la facture et de la pratique des instruments de musique traditionnels du Togo se sont réunis le jeudi 11 juillet à Lomé. Initiée par le ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs en partenariat avec l’UNESCO, cette rencontre donne le ton à une série de réunions d’identification et de consultation de ces acteurs qui court du 11 au 24 juillet à Lomé et dans la région des Plateaux. Elle a permis d’échanger sur les meilleures stratégies de mise en œuvre du projet pour l’atteinte des résultats probants. Il a été aussi question d’élaborer les voies communes permettant la sauvegarde et la conservation des instruments de musique traditionnels. Les participants ont suivi la présentation du projet suivi des échanges et une communication autour du thème « Quelles missions pour l’équipe régionale et les différentes parties prenantes pour la mise en œuvre réussie du projet?».

Le ministre en charge de la Culture, Kossivi Egbetonyo ouvrant les travaux, a rappelé que le patrimoine culturel immatériel est aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir de nos cultures. Selon lui, ce patrimoine constitue un élément fondamental de l’identité des communautés, un élément essentiel à la construction de la nation togolaise et le socle de la vision d’un Togo solidaire et prospère, chère au président Faure Gnassingbé dans l’implémentation de son Plan national de développement qui veut faire de la culture, le crédo de l’entente entre les filles et fils de ce pays d’une part et un facteur de développement économique d’autre part. Le coordonnateur adjoint et expert national du projet, Nougbolo Kodjo a défini l’inventaire comme étant une mise à jour d’une liste, la plus exhaustive possible, des biens ou patrimoines culturels se trouvant sur l’ensemble du territoire d’un pays. A l’en croire, c’est une opération qui consiste à identifier, à recenser, à inscrire et à classer les biens culturels relevant du domaine public ou privé et présentant un intérêt national du point de vue de la préhistoire, de l’histoire, de l’art, de l’archéologie, de la technique, des sciences, de l’ethnologie, de l’anthropologie et de la géologie. Les officiels et participants en photo de groupe Pour la directrice par intérim de la direction régionale de l’art et de la culture, Mlle Heyou Essodéké, la bonne connaissance du patrimoine se trouve être le soubassement de toute action de restauration, de conservation et de valorisation. D’après elle, cerner l’étendue des réalités culturelles grâce à l’inventaire, revient entre autres à construire un discours politique dans la perspective de l’identité culturelle et à mieux aménager une politique culturelle qui implique les effets positifs. Le dernier inventaire général du patrimoine culturel immatériel remonte à 2011 et a révélé d’importants éléments et savoir-faire qui ne sont pas suffisamment documentés et nécessitent un travail plus poussé afin d’initier et mettre en place des stratégies et actions de sauvegarde à long terme de ce riche patrimoine menacé de disparition.

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