TOGO : LUTTE CONTRE LA CORRUPTION.

Une conférence-débat sur la thématique «Vers l’élaboration d’une position africaine commune sur le recouvrement des avoirs » s’est tenue le jeudi 11 juillet à Lomé. L’entretien est organisé par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), dans le cadre de la 3e journée africaine de lutte contre la corruption. Elle a réuni les délégués des différents départements ministériels, des représentants des corps de contrôle et de régulation, des membres des Photo de famille des préposés organisations de la société civile impliquées dans la lutte contre la corruption et des autorités administratives, territoriales, militaires et sécuritaires. L’objectif est de faire prendre une conscience collective sur de nouveaux engagements et de résolutions fortes pour passer de la parole aux actes dans la croisade africaine contre les flux financiers illicites et le fléau de la corruption. Les délégués ont au cours des échanges planché sur des communications relatives à l’impact de la corruption sur l’économie nationale, à la problématique des flux financiers illicites et au recouvrement des avoirs. Ils ont également été renseignés sur les instruments de contrôle et les dispositions internes de lutte pour une bonne gouvernance économique et financière au sein de l’Office Togolais des Recettes (OTR). D’autres communications ont porté sur le rôle de la lutte contre la corruption dans le développement de l’Afrique, les flux financiers illicites et les avoirs volés, de même que le mécanisme de recouvrement des avoirs, enjeux et défis. Le ministre des Droits de l’Homme et des Relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua a déploré les actes de corruption au Togo. Il a exhorté les acteurs de lutte contre ce fléau à fédérer leur effort pour plus de résultat. Pour le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao, la corruption se manifeste dans la vie quotidienne par des détournements des deniers et biens publics, des pots-de-vin, des rackets, des extorsions de fonds, l’enrichissement illicite, les abus de pouvoirs et des trafics d’influence. Citant le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adessa, lors de la célébration en décembre 2017 de la journée mondiale de lutte contre la corruption, il a indiqué que tous les ans, la corruption fait perdre 148 milliards de dollars à l’Afrique. Vue partielle des caravaniers Le responsable pays par intérim du bureau de la BAD au Togo, Bohoussou Georges a exprimé la volonté de son institution à poursuivre l’accompagnement du gouvernement togolais, et particulièrement de la HAPLUCIA, en collaborant avec les autres partenaires pour accélérer la mise en œuvre des mesures concourant à rendre opérationnelles les activités visant à lutter durablement contre la corruption. En prélude à cet évènement, la HAPLUCIA a organisé, le mercredi 10 juillet une caravane de sensibilisation sur l’impact de la corruption sur la vie socioéconomique des citoyens. Partis du siège de l’institution, les caravaniers ont parcouru les principales artères de Lomé. Ils ont par endroits marqué des poses pour informer l’opinion sur l’existence manifeste de ce fléau au Togo et les techniques de dénonciation des coupables. Sur des tracts qu’ils distribuaient, on pouvait lire, « les ressources africaines au service du développement de l’Afrique, halte aux cailloux sur les dossiers, aux pots-de-vin, aux dessous de table, aux « Taméa » et au graissage de pattes accélérateurs, exhortant tout un chacun à dire non à la corruption.

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