Les grossesses tardives associées à une longévité plus longue

Les femmes ayant attendu leur dernier enfant à 33 ans ou plus vivent plus longtemps que celles dont la dernière grossesse a eu lieu avant 29 ans.

Les mamans qui ont leur dernier enfant tard bénéficieraient d’une longévité plus grande. Une étude parue dans la revue Menopause et réalisée sur 387 mères participant à la Long life Family Study a montré que l’âge du dernier enfant était lié à la longueur des télomères.

Les télomères sont des sortes de capuchons au bout des gènes qui protègent l’ADN contre les dégradations qui peuvent intervenir à chaque fois que les cellules se reproduisent. Plus ils sont longs, plus ils peuvent protéger longtemps l’individu et plus ils sont associés à une meilleure santé et à une longévité importante. A l’inverse, des télomères plus courts exposent à des modifications de l’ADN et à un vieillissement prématuré des cellules.

D’AUTRES FACTEURS À PRENDRE EN COMPTE

Les scientifiques ont observé qu’une longévité parmi les 20% les plus élevées était deux fois plus fréquente chez les femmes ayant attendu leur dernier enfant à l’âge de 33 ans ou plus, par rapport à celles dont la dernière grossesse a eu lieu avant 29 ans. De même, la proportion de femmes avec les télomères les 20% les plus longs est plus élevée chez celles qui ont eu leur dernier enfant tardivement (35,7% contre 20,2% pour les autres).

Les chercheurs restent prudents : l’étude ne démontre pas un lien de cause à effet qui inciterait à concevoir plus tard, mais pointe des corrélations. Les scientifiques estiment qu’il « est important de se rappeler que les facteurs personnels et sociaux qui influent souvent sur l’âge de procréation, peuvent également influer sur la longévité ou la longueur des télomères ».

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