Des tailleurs et couturières- brodeurs du Togo formés et recyclés par «L’ONG » Vision Développement

Atelier de formation et de recyclage des tailleurs et couturières- brodeurs du Togo «L’ONG » Vision Développement.

 

Le centre de recyclages et de perfectionnement de la CSTT- AVEPOZO a servi de cadre pour une session de formation d’une quarantaine de tailleurs couturiers et brodeurs du Togo. Pendant 5 jours ils seront outillés sur les modules de travail bien fait, ils sont venus de Tsévié Aného et Lomé. Cette formation a «été initiée par l’ONG vision développement avec le soutiens du FNAFPP. Selon Adrien Beleki AKOUETE président de l’ong développement qui a ouvert la session de formation, « ce métier de brodeur que l’on croit en voie de disparition est plutôt en voie de mutation. La broderie est l’un des arts décoratifs le plus anciens au monde. Mais de nos jours deux techniques se perpétuent encore : la broderie à main ou au crochet pour la haute couture et le prêt- à porter, ainsi que les broderies mécaniques pour l’industrie. Ainsi donc, la broderie est un art minutieux qui crée des ornements avec des fils, des rubans, de perles, des paillettes etc ». Il ajoute que la broderie est un travail de haute précision. Elle requiert une vue parfaite, de la dextérité et un certain gout du perfectionnisme. Habileté et sens de l’esthétique font partie des qualités indispensables pour ce métier. La broderie demande du temps et une grande adaptabilité.

Le métier demande aussi de suivre de près les tendances de la mode, les novelles technologies et doit se familiariser aujourd’hui avec la programmation informatique des machines à broder. Adrien Akouété explique aussi que, aujourd’hui la broderie demeure une tradition bien vivante en Afrique. On continue d’y produire des créativités qui jouissent d’un prestige dan les communautés en Afrique de l’ouest. Aujourd’hui, l’importance et la profusion des broderies mettent en valeur celui ou celle qui porte le vêtement.

Ainsi donc, qu’un boubou n’est pas comme le présent la plupart d’entre nus, qu’une suite de dessins géométriques esthétiquement arrangés. Les spécialistes y reconnaissent un langage étroitement lié à l’Islam. Avant de conclure, il martèle « Nous devons valoriser ce métier apparu le 12ème siècle pour qu’il puisse nourrir les brodeurs et brodeuses de notre pays comme cela se fait dans les mondes industrialisés avant d’inviter les brodeurs, brodeurs et les couturières à être assidus et persévérants pour la beauté des motifs d’art et de couture.
En rappel, le gouvernement togolais a offert le 14 juin dernier à 20 femmes couturières brodeuses des dons d’une valeur de 200.000F CFA, des machines à coudre et à broder.

Après cette étape, la ville de kpalimé sera l’honneur pour la même cause la semaine prochaine.

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