L’île suédoise de Gotland au coeur du nouveau polar de Marc Voltenauer.

Après « Le dragon du Muveran » et « Qui a tué Heidi? », l’auteur suisse de polars publie son troisième roman, « L’Aigle de sang ». Une enquête vertigineuse entre Suisse et Suède, sur fond de meurtre rituel et de disparitions.

A 45 ans, Marc Voltenauer, l’un des écrivains romands le plus lus, sort son troisième roman « L’Aigle de sang ». Paru en mars aux éditions Slatkine, il raconte la suite des aventures d’Andreas Auer, inspecteur de police que les lecteurs avaient découvert dans « Le Dragon du Muveran » (2016) puis dans « Qui a tué Heidi » (2017). Deux romans qui se sont vendus à plus de 50’000 exemplaires et dont les intrigues se déroulaient à Gryon dans le canton de Vaud.

Mythologie nordique et croyance païenne

Pour ce troisième volet, le romancier envoie son inspecteur sur l’île de Gotland en Suède à la recherche de son passé. Sur place, Andreas Auer est très vite confronté à une ancienne affaire. Un « cold case » qui ressurgit et qui le touche de très près. Sur fond de secret de famille, cette enquête amènera l’inspecteur à découvrir une terrible réalité.

La mythologie nordique et les anciennes croyances païennes sont au centre du roman de l’auteur suisse, féru de théologie. Le titre de son troisième roman, « L’Aigle de sang », est d’ailleurs une référence directe à un supplice viking qui consistait à inciser le dos de sa victime, à lui séparer les côtes de la colonne vertébrale, puis à les déployer comme les ailes d’un aigle, faisant ainsi sortir les poumons de la poitrine. Une symbolique que l’on relie également à des rites celtes et à la barbarie nazie.

L’île de Gotland

Comme son personnage principal, Marc Voltenauer a des origines suédoises, par sa mère et connaît très bien cette île de Gotland où, enfant, il passait ses vacances. Après deux enquêtes situées en Suisse, l’auteur avait donc envie d’un troisième volet sur cette île particulière et foncièrement différente du reste de la Suède.

Interrogé par la RTS, il avoue même avoir donné des origines suédoises à son personnage principal dans son premier roman « Le Dragon du Muveran », afin de pouvoir placer une future intrigue dans ce pays. Une envie devenue réalité.

Marc Voltenaueur dit s’être beaucoup inspiré des polars nordiques comme ceux des Suédois Camille Läckberg ou Henning Mankell et du Norvédien Jo Nesbo. Cependant, comme l’explique son auteur, même situé en Suède, le livre est destiné à un public francophone. « C’est un travail différent. Avec un autre regard que celui des écrivains nordiques ».

Un roman écrit sur place

L’année passée, suite au succès de ses deux premiers romans, l’auteur avait décidé de se consacrer entièrement à son futur roman. Après six mois passés en Suisse à se documenter et à préparer l’intrigue, Marc Voltenauer s’est rendu une dizaine de mois à Gotland pour rédiger. Cela lui a permis de ressentir l’ambiance de cette île et de la visiter avec un oeil neuf, celui de l’écrivain et peut-être même parfois celui de l’enquêteur.

Un travail d’écriture qu’il a vécu avec plaisir. « Je n’ai pas besoin de discipline pour écrire. L’envie est là » explique-t-il avant d’ajouter avoir même connu « un moment de deuil » lorsqu’il a fallu lâcher ce livre.

Propos recueillis par Laurence Froidevaux

Adaptation web: Andréanne Quartier-la-Tente

« L’Aigle de sang », Marc Voltenauer, éditions Slatkine, 2019

One comment

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