LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LES INFRACTIONS ASSIMILEES: DES PERSONNELS DES MINISTERES ET ORGANISMES PUBLICS A CARACTERE COMMERCIAL ECONOMIQUE, FINANCIER ET INDUSTRIEL.

 

 

 Des représentants des ministères et organismes publics à caractère commercial, économique, financier et industriel ont été sensibilisés sur « La participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées » au cours d’un atelier, le mardi 12 mars à Lomé.

Organisé par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), cet atelier se situe dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation sur la lutte contre la corruption. L’objectif est d’amener ces acteurs à éradiquer et à renoncer à la corruption et aux infractions assimilées dans leurs services ainsi que de faire l’état des lieux des différents ministères et organismes publics.

Les participants ont suivi des présentations sur la HAPLUCIA, l’état des lieux de la corruption et des infractions assimilées au Togo, la problématique de la corruption dans les finances publiques et les marchés publics au Togo. Les communications ont porté aussi sur les activités de la commission anticorruption de l’OTR et de la répression des actes de corruption et infractions assimilées. L’assistance a été également édifiée à travers un exemple de contrôle interne à l’inspection générale du Trésor et un exemple de contrôle interne et de lutte contre la corruption à

l’OTR, Le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Kossi Tofio, a rappelé que la corruption constitue un frein aux investisseurs étrangers, au développement socioéconomique, un obstacle à la démocratie et à la cohésion sociale des pays. Selon lui, cette dernière alimente le crime organisé, les trafics illicites, l’extrémisme religieux et participe au financement du terrorisme.

Le directeur de cabinet a souligné que le Togo a ratifié les principales conventions en matière de lutte contre la corruption, en l’occurrence celle des Nations Unies, de l’Union africaine et de la CEDEAO et mis en œuvre les principales recommandations de l’UEMOA. Il a ajouté que les finances et les marchés publics ont été, notamment, les chantiers prioritaires qui ont bénéficié d’une législation complète et d’une réglementation depuis une décennie.

Le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao, a laissé entendre qu’en ce qui concerne la lutte contre les actes de corruption et infractions assimilées, son institution a reçu pour mission de recueillir les plaintes et les dénonciations, les étayer et les documenter avant de les transmettre au Procureur de la République, qui engage les poursuites. Il a mentionné que « le Plan national de développement (PND) 2018-2022 d’un coût d’environ 4.622 milliards lancé le 4 mars dernier par le président de la République nous recommande de nous comporter plus que jamais comme de véritables acteurs de développement de notre pays. Ainsi, la bonne collecte des recettes et la bonne gestion des biens et deniers publics devraient inspirer et guider nos pas et nos actions quotidiennes ».

 

 

 

 

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