KARA :HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ACCIDENT D’AVION DE SARAKAWA / LE 45EME ANNIVERSAIRE DE LA TRAGEDIE COMMEMORE

 

 

Les manifestations commémoratives de l’accident de Sarakawa, le 24 janvier 1974 ont été organisées le jeudi 24 janvier sur les lieux du drame à Sarakawa, dans la Kozah, à la place des martyrs à Lomé dans le Golfe et aux monuments aux morts dans les chefs lieux des autres préfectures.

A Sarakawa, la cérémonie a été personnellement présidée par le président de la

République, Faure Gnassingbé. Il était entouré pour la circonstance du premier ministre, Komi Sélom Klassou, des ministres, des présidents des institutions de la République, des députés, des autorités civiles et militaires dont les préfets de la région de la Kara et de plusieurs autres personnalités. Les survivants de cet attentat, dont le pasteur Roux François ont également fait le déplacement du mémorial de la catastrophe à Sarakawa. Le dépôt de gerbes de fleurs a été effectué à 15h37 mn précise par le Chef de l’Etat au mausolée. Ce geste a été suivi de la sonnerie aux morts, de l’audition du message du Père de la nation togolaise, adressé au peuple togolais le soir du drame. Il a eu aussi l’exécution des chants de compassion et de recueillement par 46 chorales et groupes organisés en mémoire des vaillants disparus lors de cet attentat déguisé en un accident d’avion à bord duquel se trouvait feu président Gnassingbé Eyadéma.

Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Bayadowa Boukpessi, a dans son discours de circonstance souligné que l’attentat de Sarakawa avait pour but de déstabiliser le Togo, mais le peuple s’est rassemblé autour de son chef pour éviter de plonger la nation dans l’abime et lancer les bases solides du développement économique. Il a rappelé l’appel lancé par le père de la nation devant la douloureuse épreuve à l’ensemble du peuple togolais pour affronter ensemble avec lui les défis lancés au peuple togolais dans cette situation. Le ministre Boukpessi a relevé que l’adhésion du peuple togolais à la politique de développement du président Faure est basée sur les résultats réels et que les demandes de progrès du peuple sur d’autres secteurs non encore satisfaits trouveront des réponses appropriées dans le cadre de l’exécution du plan National de Développement (PND). Il a adressé la gratitude du peuple togolais, au président et aux institutions de la République pour leur accompagnement durant le dialogue inter-togolais et l’aboutissement heureux du processus électoral du 20 décembre dernier. « Que ce 45ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa nous rappelle que pour relever les défis de développement, de l’émergence, de paix, de stabilité et d’enracinement de la démocratie, c’est ensemble que nous pouvons le faire » a conclu le ministre. A son arrivée sur les lieux comme à son départ, le chef de l’Etat a reçu les honneurs militaires rendus par un détachement du Régiment Para- Commando (RPC) du camp général Améyi, placé sous les ordres du chef Corps, le Colonel Allahari Dimini.

A Lomé, la gerbe de fleur a été déposée par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le général Yark Damehame, agissant en lieu et place du chef de l’Etat. On notait à l’occasion, la présence, des membres du gouvernement, des officiers des Forces Armées Togolaises, des corps constitués, des chefs des services publics et privés, des membres de la chefferie traditionnelle et d’autres personnalités.

Le général Yark s’est prêté à cet exercice aux environs de 15 heures 30 minutes. Ce geste a été suivi de la sonnerie aux morts, de l’exécution de l’hymne nationale et de l’audition de la parole du miraculeux de Sarakawa, père de la nation, feu Général Gnassingbé Eyadéma peu après l’attentat. Les dépôts de gerbes de fleurs ont été également effectués par les représentants du pouvoir central aux monuments aux morts érigés dans les chefs-lieux des autres préfectures.

Le 24 janvier 1974, un Douglas C-47 Skytrain effectuait la liaison entre Lomé, la capitale du Togo et Pya au nord du pays. L’appareil qui avait à son bord plusieurs personnalités politiques et militaires togolaises dont le président de la République d’alors, Gnassingbé Eyadéma, s’écrase en pleine brousse. Le président sort rescapé de l’accident, mais trois de ses généraux et l’un des pilotes de l’appareil meurent sur le coup. Dès lors, un mémorial de la catastrophe a été érigé pour honorer la mémoire des victimes.

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