7 sur 1 994 Tout imprimer Dans une nouvelle fenêtre Togo: REUNION REGIONALE DE CONCERTATION DE HAUT NIVEAU SUR LA TRANSHUMANCE APAISEE DANS LES PAYS COTIERS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

Le gouvernement togolais organise, par le biais de son ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, la troisième réunion régionale de concertation de haut  niveau  pour  une  transhumance transfrontalière  apaisée  et  pour  l’adoption  du programme d’investissement  pour  le développement de l’élevage et du pastoralisme en Afrique  de  l’Ouest,  du  28  au  30  septembre  à Lomé.

Cette rencontre bénéficie de l’appui technique et financier de plusieurs partenaires au développement, notamment la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),  de  l’Union  Economique  et  Monétaire  Ouest  Africaine  (UEMOA),  de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale. Elle se déroule en trois phases à savoir, une réunion des experts  le  28  septembre  suivie le  lendemain  d’une  table  ronde  des  partenaires  techniques  et financiers le 29 septembre et d’une session ministérielle qui sera marquée par l’adoption du relevé de conclusions le dernier jour.

Les délégués viennent essentiellement des pays côtiers et sahéliens comme le Benin, la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Togo, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger.

Les objectifs de cette troisième réunion régionale de concertation de haut niveau sur la transhumance transfrontalière apaisée sont, entre autres, d’évaluer l’état de mise en œuvre des recommandations  formulées  lors  de  la  précédente  édition  au  Bénin,  d’établir  le  bilan de  la campagne de transhumance dans les différents pays tout en définissant les perspectives pour la prochaine campagne, puis identifier une stratégie de mobilisation des ressources financières auprès des partenaires techniques et financiers.

Au cours des travaux, les participants plancheront notamment sur des thématiques liées à « la transhumance transfrontalière, atouts et inconvénients  » ; « gestion des activités pastorales » ; « propositions de chaque Etat concerné par le phénomène ».

En ouvrant les travaux, le ministre togolais en charge de l’Agriculture, Col. Ouro-Koura Agadazi a indiqué qu’il serait une illusion de vouloir gérer les activités pastorales en occultant les questions liées au développement des chaines de valeur du sous-secteur de l’élevage, tel que la production, la santé animale et la transformation de la matière première. Donnant l’exemple du Togo, le ministre Agadazi a dit que le pays a élaboré une nouvelle note de politique agricole avec comme axe central la transformation de produits d’élevage, afin d’assurer la sécurité alimentaire du pays,  de  créer  des  richesses  et  des  emplois  en  zones  de  productions  pour  soutenir  une  forte croissance de l’économie nationale.

Quant au secrétaire permanent du Reseau Billital-Maroobé (RBM), Dodo Bouraïma et de la coordinatrice du groupe des partenaires techniques et financiers, Dr. Mary Hobbs, ils ont soutenu qu’il faut investir davantage pour répondre réellement aux besoins des pays concernés par la transhumance. Pour eux, la transhumance doit respecter sa date de début et de fin dans chaque pays, afin d’éviter des inconvénients dans les mouvements de troupeaux.

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