2 E REUNION DU GROUPE DE SOUTIEN A LA TRANSITION AU MALI : LE CHEF DE L’ETAT ENCOURAGE LES MALIENS A ŒUVRER POUR UN RETOUR A LA PAIX

 Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a encouragé les autorités maliennes à poursuivre les efforts pour le retour à la paix, à l’ouverture de la 2e réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali) le lundi 8 mars à Lomé. La rencontre de Lomé réunit des délégations de l’Union Africaine (UA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations Unies et des acteurs de la transition malienne. Les travaux permettront de faire le suivi-évaluation de la mise en œuvre des conclusions de la première réunion tenue le 30 novembre dernier à Bamako. Il sera question avec les différentes délégations Le chef de l’Etat encourage les autorités maliennes à de revisiter le processus de préparation des se concentrer davavtage sur les défis élections générales, d’examiner la situation économique ainsi que les questions humanitaires, de défense et de sécurité. A l’ouverture, le chef de l’Etat togolais a exhorté les Maliens à œuvrer pour la réussite de la transition. « Je voudrais encourager les autorités maliennes à se concentrer davantage sur les défis institutionnels et sociaux politiques toujours en latence en prenant appui sur le groupe de soutien à la transition mis en place par l’Union africaine », a déclaré le chef de l’Etat en présence du Premier ministre, Mme Dogbé-Tomégah Victoire, de la présidente du parlement, Mme Djigbodi Yawa Tsegan, des membres du gouvernement ainsi que des représentants des organisations et institutions internationales et régionales. « Le soutien indéfectible du Togo au Mali et mon engagement personnel pour une transition réussie dans ce pays repose non seulement sur l’impérieux devoir de solidarité mais aussi et surtout sur la communauté de défis et des enjeux sociaux politiques et sécuritaires qui se trouvent en arrière-plan avec des conséquences sous régionales et régionales », a relevé le président Faure Gnassingbé. La partition qui revient à chaque acteur, a dit le président de la République est de « contribuer à la création des conditions nécessaires de développement d’un Etat malien à même de répondre aux besoins de ces citoyens, d’exercer pleinement son autorité sur l’ensemble de son territoire national et d’assurer efficacement les responsabilités de la promotion de la sécurité régionale ». Les enjeux de la réunion de Lomé Pour le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, la réunion de Lomé permettra de faire le point sur les éléments essentiels de la feuille de route pour répondre aux attentes des maliens sur les plans social, politique et économique. « Nous sommes encouragés par la détermination des autorités maliennes en témoigne le plan d’action présenté aux Nations Unies», a-t-il indiqué. Le secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge de maintien de la paix, Jean Pierre Lacroix a rassuré les maliens qu’ils peuvent compter sur « une mobilisation très forte Les officiels et autorités à l’ouverture des travaux des partenaires internationaux unis en faveur des efforts pour le retour de la paix et la sécurité dans leur pays». Il a relevé qu’il y a des progrès encourageants sur l’accord et une perspective d’une accélération des réformes institutionnelle. Toutefois, M. Lacroix fait observer que « les défis sont importants sur la situation humanitaire, sécuritaire mais il y a une très forte unité d’objectifs, de détermination pour poursuivre les efforts » en vue de parvenir à une normalisation de la situation. D’après lui, le Mali peut compter sur une unité très forte des partenaires internationaux, et cette dynamique de la transition de faire avancer les principaux chantiers permet d’aller vite. « Il y a une fenêtre d’opportunités dans les prochains mois et une volonté commune de faire avancer le processus pour un retour normal à la paix et à la sécurité », a-t-il dit. Les différents intervenants notamment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Zeini Moulaye et la représentante de la Cédéao, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration régionale du Ghana, Mme Shirley Ayorkor Botchwey ont apprécié les avancées vers la mise en place de tous les organes de la transition. Ils ont salué le leadership du président de la République togolaise pour son engagement en Afrique et au Mali en particulier puis souhaité que ces efforts puissent continuer au-delà de la réunion de Lomé. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, Pr Robert Dussey a précisé que le Togo « terre d’espérance et d’hospitalité », en accueillant cette 2e réunion illustre son engagement au service de la coopération pour la paix. Du Groupe de soutien à la transition au Mali Ce groupe créé par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) lors de sa 954e réunion du 9 octobre 2020, a pour mission d’accompagner le peuple malien dans le processus de transition politique entamé en août dernier. Il est co-présidé par l’UA, la CEDEAO et  les Nations Unies. La première réunion du 30 novembre 2020 avait permis aux membres du GSTMALI de mener des discussions avec les parties prenantes maliennes, notamment le gouvernement, sur l’évolution de la situation au Mali depuis le changement intervenu le 18 août 2020. Les discussions avaient porté en particulier sur les questions concernant les priorités de la transition relatives aux réformes politiques, économiques et de développement et défis sécuritaires, y compris la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et des questions liées à la mobilisation du soutien international pour accompagner la transition. AJA/TGB